Pour moi, tout est là, tout est dans ce sourire et ces yeux brillants. Non pas le désir de la victoire, mais le plaisir du jeu, la satisfaction personnelle, cette fierté dans ses yeux. vendredi 22 mai 2009
Un été tout en soccer
Pour moi, tout est là, tout est dans ce sourire et ces yeux brillants. Non pas le désir de la victoire, mais le plaisir du jeu, la satisfaction personnelle, cette fierté dans ses yeux. mardi 19 mai 2009
Petit Étienne deviendra grand
Ce matin, Étienne et moi avons visité "son" école, là ou il ira en septembre. Il a tellement hâte qu'il en parle souvent. Il était en fait très déçu ce matin lorsque je lui ai expliqué que je le reconduirais à la garderie après la visite, parce qu'il avait compris qu'il commençait l'école ce matin, "pour vrai". Comme ça, sans aucune autre préparation. Il est vraiment prêt. Moi... c'est une autre histoire :)
La visite était simple; pendant que les parents assistaient à une séance d'information, les enfants faisaient un bricolage avec une éducatrice. La directrice nous a expliqué que l'objectif était en fait d'observer les enfants pour essayer de mieux les distribuer dans les différentes classes en septembre. Comme l'activité principale était le coloriage, j'ai bien peur qu'Étienne soit déjà recalé. Il peut chanter toute la trame sonore des Choristes, reconnaît mes disques à la pochette et sait quelle chanson il préfère ("Franz Ferdinand! Moi j'aime la 2 et la 4!"), est un king des télécommandes et du Xbox, me bat parfois aux dames et souvent à Uno, mais il dessine et colorie comme un enfant de 3 ans légèrement déficient. Enfin. L'important est qu'il a eu beaucoup de plaisir et qu'il a bien hâte de commencer.
J'ai un peu le coeur gros, mais j'étais rassurée de voir que les autres enfants sont aussi petits que lui, qu'ils sont aussi encore un peu des bébés... Mais je sens que ce sera difficile pour moi en septembre. Je voudrais bien qu'il reste toujours mon petit garçon...
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Image du futur?
Étienne a le droit de jouer au Xbox le week-end seulement; il attend donc le vendredi impatiemment. Il n'est plus autant accro qu'il l'était au début, mais c'est quand même un moment qu'il aime beaucoup. Vendredi dernier, Mathilde soupait chez la voisine, Étienne avait terminé son repas, et Stéphan et moi profitions de la bouteille de vin du vendredi (à chacun ses dépendances :) lorsqu'il est disparu quelques minutes. Au bout d'un moment, je me suis retournée et je l'ai vu, ainsi:
Il était allé chercher en douce le iPod de Mathilde, l'avait installé comme un pro à ses pantalons et s'était installé bien confo pour jouer au Xbox...
J'ai comme un pressentiment que dans 10 ans, je pourrai prendre une photo similaire. Il aura probablement les cheveux plus longs et des jambes qui tombent du sofa... et sûrement d'autres différences que je n'ose m'imaginer ;-)
lundi 18 mai 2009
Le blues du blog
samedi 25 avril 2009
Les plaisirs de la terre... et autres lectures
Une étude publiée dans le journal Neuroscience suggère qu'une bactérie présente dans la terre activerait les cellules du cerveau produisant la sérotonine et créerait un effet similaire aux antidépressants.
“These studies help us understand how the body communicates with the brain and why a healthy immune system is important for maintaining mental health. They also leave us wondering if we shouldn’t all be spending more time playing in the dirt.” - Dr Chris Lowry, Bristol University -Lu sur l'intéressant site Eco Child's Play
Déjà, à 5 ans, Mathilde avait compris le bonheur de jouer dans la terre au point d'avoir le visage complètement taché...

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J'ai lu avec bonheur un article très inspirant de Boisvert dans la Presse ce matin, sur ce couple qui a fêté ses 50 ans de mariage en courant le marathon de Boston. Je l'ai découpé, il est sur mon frigo. Une histoire toute simple, mais pleine de reflexions et philosophies sur la vie.
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Ma dernière découverte dans le monde du blog, le décapant Conan: Les bibliothécaires. Tenu par des bibliothécaires anonymes, passionnés de livres et parfois découragés de leurs clients, c'est d'un humour jouissif. Je lis chaque entrée avec bonheur.
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Je retourne à mon jardin en ce matin sublime. Je suis en manque de sérotonine. :)
samedi 11 avril 2009
La torture du coiffeur
Nous avons profité du beau temps hier en allant faire un tour en ville. Le prétexte: coupe de cheveux pour les mecs. Nous sommes partis en fin d'après-midi, histoire de marcher un peu, aller au salon de coiffure sur Rachel, souper chez Frites Alors! et déambuler chez Renaud Bray, le magasin qui comble de bonheur les petits et les grands.
Contrairement à son habitude, Étienne ne voulait pas du tout se faire couper les cheveux, parce que ça allait lui "faire mal". Il s'est donc assis sur la chaise, boudeur mais immobile, refusant d'adresser la parole à Sophie, sa gentille coiffeuse, refusant même de rencontrer son regard. La douce Sophie lui coupait tranquillement les cheveux, en lui parlant gentiment (sans réponse) pour le rassurer. Au bout d'un moment, Sophie a attiré mon attention: "Oooh! Regarde ton fils!"
Il s'était endormi.


Nous avons essayé de le réveiller, sans succès. J'ai du lui tenir la tête pour le reste de la coupe.


Tout le monde au salon a bien rigolé. Étienne continue de prétendre qu'il n'aime pas se faire couper les cheveux, mais il cherche maintenant une meilleure excuse que la douleur... :)
mardi 7 avril 2009
Étienne et la pluie
Hier, il pleuvait, alors je lui ai demandé de garder sa tuque (ce n'est pas la pluie qui arrête ses aventures). Il est revenu plus tard, sans tuque, complètement trempé. Je l'ai un peu chicané, et il m'a dit: "Mais maman, z'aime la pluie! Z'aime quand elle tombe sur ma tête!"
Je n'ai pu résister. Il a pu retourner jouer sans tuque, mon Étienne au bonheur facile.
dimanche 22 mars 2009
Fébrilité fragile
Hier soir, 6:18 p.m. Je suis à la maison, j'attends le retour de Stéphan, Mathilde et Étienne de l'épicerie pour préparer le souper. Le téléphone sonne. C'est Stéphan. Il me dit calmement qu'Étienne est tombé en convulsions à l'épicerie, l'ambulance s'en vient, est-ce que je pourrais aller à l'épicerie, où il laissera des détails sur l'hôpital où ils seront?
Ouf.
(Tout finira bien. Il a eu un épisode classique d'un "febrile seizure", une convulsion causée par une montée de fièvre. Il avait fait de la fièvre samedi matin (38.7). À l'hôpital, sa fièvre était de 38.5 sous le bras, donc autour de 39.5. Ces convulsions touchent environ 5% des enfants de 6 mois à 5 ans, surtout les garçons. Ce n'est pas dangereux, c'est relativement commun et les chances qu'ils en refassent sont assez faibles.)
J'ai mis mes souliers (sans bas!), mon manteau, je suis partie à l'épicerie. Je tremblais, au bord des larmes, je n'ai jamais fait le chemin aussi rapidement. Je suis même arrivée avant l'ambulance (!). Je me souviendrai toujours de cette scène, l'attroupement autour d'eux, Étienne par terre, sur le coté, tellement blanc, tellement inerte, Stéphan à coté de lui, lui parlant doucement, Mathilde tournant autour, paniquée. Étienne avait repris conscience, mais il était dans un état second, épuisé de sa crise.
L'ambulance est arrivée quelques minutes après moi, et nous sommes allés à l'hôpital de Montréal pour enfants, Étienne et moi en ambulance, Stéphan et Mathilde nous suivant en voiture. Éti allait déjà un peu mieux; il était encore épuisé, encore aussi blanc, mais il arrivait à répondre à nos questions. L'ambulancier était très rassurant, tout comme la médecin que nous avons vue à l'hôpital. Éti s'était rapidement endormi d'épuisement. Nous sommes revenus à la maison vers 10 p.m., après un arrêt chez McDo (demande spéciale d'Étienne, qui s'était réveillé à la sortie de l'hôpital et était redevenu lui-même, parlant non-stop, rêvant d'écouter Star Wars en arrivant à la maison et rigolant comme un petit fou parce qu'il avait pété sur Stéphan).
***
À l'épicerie, Étienne mangeait des morceaux de melon, se promenant tranquillement pendant que Stéphan faisait l'épicerie. Il s'était éloigné une dizaine de secondes, et Stéphan avait demandé à Mathilde d'aller le chercher. Elle est revenue en criant. Stéphan a retrouvé Étienne par terre, sur le ventre, ses morceaux de melons éparpillés autour de lui. Il était crispé et immobile, mais complètement absent, ne répondant pas à ses questions. Il est revenu à lui-même en moins d'une minute, mais il était complètement amorphe.
Je ne peux même pas imaginer avoir été à la place de Stéphan. Voir son enfant effondré ainsi. Nous en avons longuement discuté, et sommes arrivés à la conclusion que nous n'avons peut-être pas été assez à l'écoute de son état hier. Peut-être aurions-nous du essayer de le forcer à se reposer, le garder à l'intérieur. Je ne sais pas. Mais je sais que nous ne sommes pas préparés à ce type d'urgence. Nous avons l'intention de suivre un cours de premiers soins. Ça n'aurait pas prévenu la crise d'hier, mais ça nous aurait préparé à la gérer. Stéphan a très bien réagi, mais j'ai peur que j'aurais paniqué.
****
Nous l'avons gardé au lit avec nous pour la nuit. Depuis ce matin, je regarde son petit visage parfait, sa petite tête, sa concentration alors qu'il joue au Xbox, son sourire lorsqu'il réussit une manœuvre difficile, et j'essaie de superposer ces images à celle de lui par terre à l'épicerie, si blanc, si inerte.
Je ne sais trop quel est le but de ce texte aujourd'hui. Peut-être une façon d'exorciser cette expérience. Ou de me rappeler notre fragilité. Je ne sais pas.
vendredi 6 février 2009
Ici, ainsi, tout petits...
J'ai inscrit Étienne à la maternelle ce matin.
Je sais, ça fait cliché, mais il me semble que c'est hier que j'inscrivais Mathilde, ma grande maintenant en 4e année. J'avais d'ailleurs bien rigolé parce que je l'avais amenée avec moi à l'école et, après seulement 10 minutes, la dame responsable des inscriptions connaissait déjà son nom: "Mathilde! Non, non, tu ne peux monter sur la table!" J'étais à la fois amusée et gênée, convaincue que Mathilde allait être une terreur à l'école (ce n'est pas le cas; oui, c'est vrai, elle parle tout le temps, mais bon, ça court dans la famille).
Je trouve que le temps passe trop vite. Aujourd'hui, je voudrais pouvoir le ralentir un peu, juste un peu, m'obliger à vivre intensément chaque minute avec mes enfants. J'ai parfois peur de me retourner et de réaliser que le temps à passer ensembles raccourcit, qu'il y en a plus derrière que devant nous.
Je voudrais pouvoir arrêter tout, là, maintenant. Les garder avec moi, ici, ainsi, tout petits, encore à moi.
mercredi 21 janvier 2009
Mathilde et la guerre
Je ne sais jamais trop quelle approche prendre. J'avoue que, dans ce domaine, j'ai souvent tendance à vouloir la protéger plutôt que la préparer. Une partie de moi se dit qu'elle découvrira tout cela bien assez vite; le monde est si dur parfois, elle peut bien garder son innocence un peu plus longtemps.
Mais, une chose est claire, les discussions ne sont jamais banales.
Dernièrement, Mathilde me montre une photo troublante d'une jeune enfant palestinienne morte. Sous la photo, la légende suivante: "Un homme transporte le corps d'une jeune palestinienne touchée par un tir fratricide."
- Maman, c'est quoi "un tir fratricide"?
- C'est quand quelqu'un est tué par quelqu'un de son camp, qui est du même coté que lui.
- Ben, comment ça peut arriver?
J'entame une discussion plus technique qui, clairement, est beaucoup trop abstraite pour Mathilde. Je prends donc une approche plus terre à terre:
- Imagine que tu es en guerre avec Monsieur Lalonde.
Monsieur Lalonde, c'est le voisin d'en face.
- Ok.
- Il est caché dans sa haie et tire sur ta maison, et toi tu fais la même chose.
- Oui, je comprends.
- Ben, un tir fratricide c'est comme si Étienne décidait de passer sur le gazon en avant, mais tu ne l'as pas vu, et en voulant tirer sur Monsieur Lalonde, tu tires sur Étienne et il meurt.
Mathilde est au bord des larmes:
- Ben la! Qu'est-ce qu'il faisait là Étienne? Je ne veux pas qu'il meurt!
- C'est hypothétique, Mathilde, c'est pas vraiment Étienne, c'est une façon de te montrer ce que je veux dire. C'est cette petite fille que tu as vue dans le journal, et c'est comme si un soldat de son même pays avait tiré dessus par erreur.
- (maintenant peu impressionnée) En tout cas, la mère du soldat devait pas être contente!
Bon, peut-être que certains de ces concepts sont un peu trop abstraits pour elle.
Hier, elle est arrivée à la maison un peu anxieuse, parce qu'une de ses amies lui avait dit que le Canada serait bientôt en guerre contre la Chine, qui lancerait une bombe et on mourrait tous. (!) La pauvre Mathilde en avait eu mal au ventre d'inquiétude. Après une longue discussion pour la rassurer, on a droit pendant le souper à plusieurs questions sur la guerre, sur les batailles, la différence entre les deux, etc. Puis, on a droit à du grand Mathilde:
- Papa, est-ce que ça peut durer longtemps les guerres?
- Oui. Il y en a même une tellement longue qu'on l'a appelée la Guerre de cent ans.
- Cent ans? Ça a duré cent ans?
- Pas exactement, mais à peu près.
Mathilde est un peu incrédule et convaincue que son père dit n'importe quoi:
- Ben la, ils faisaient comment pour se battre les gens quand ils étaient tous rendus des vieux? (sur un ton un peu ironique) Les mémés, elles tapaient sur les autres à coup de sacoches? Pis les pépés à coup de canes?
On a ri aux larmes, même Étienne qui ne comprenait rien mais qui est toujours prêt à rigoler. Il a fallu expliquer que ce n'était pas les mêmes soldats qui se battaient tout au long de la guerre de cent ans, mais qu'il y avait eu une certaine rotation.
Je ne sais peut-être pas toujours comment répondre aux questions de Mathilde... mais on s'amuse bien chez nous.
mardi 20 janvier 2009
Les matins
J'ai toujours aimé les matins. Je crois vraiment qu'on nait matinal. Adolescente, je devais me lever tôt pour passer les journaux. J'ai des souvenirs très vifs de ces matins, du bonheur de marcher seule dans les rues à 5h45 a.m. Je me souviens de la pureté de l'air, des couleurs du ciel, du bleu intense de la nuit au bleu mauve de l'aube au bleu clair du jour levé, de cette tranquillité dans les rues de mon quartier, de ce sentiment que la journée, la vie m'appartient, que tout est possible. Mon père aussi était matinal; il était souvent debout à mon retour et nous déjeunions ensembles, en silence, complices du matin.
Mes matins sont un peu différents maintenant, mais ils me sont essentiels. J'aime écrire le matin. Avec des enfants, il est plus difficile d'avoir un peu de temps juste à moi, alors j'en profite le matin. J'aime prendre mon café, seule, assise sur le divan, à regarder le jour qui se lève, à réfléchir, à lire, à rêver, à écrire.
Je prends maintenant le train de 6h24 a.m., et souvent je regarde par la fenêtre le monde qui s'éveille doucement. Les maisons de Montréal-Ouest dont les fenêtres s'éclairent une à une, les phares des voitures qui se suivent sur Décarie, le soleil qui se lève sur le pont Jacques-Cartier. Je suis toujours étonnée de l'aspect lunaire et désertique de la cour Glen, immense site abandonné en face de la station Vendôme, où j'ai pendant quelques secondes l'impression d'être tombée dans un film de science-fiction.
Peut-être nos sens sont-ils plus intacts le matin, non pollués par les bruits, les odeurs, les images de la journée. "L'aube dissout les monstres" a écrit Paul Éluard. Peut-être le matin est-il pour moi simplement la confirmation qu'une nouvelle journée m'est offerte, que tout m'est possible, qu'aucune inquiétude ou tristesse n'est importante. Peut-être tous les matins sont-ils bleus.
dimanche 28 décembre 2008
Plaisirs d'un Noël (relativement) tranquille
Vive la neige!
Nous avons bien profité de la neige du début des vacances. Nous avons aussi trouvé une nouvelle méthode pour immobiliser nos enfants quand ils sont tellement tannants qu'on les balancerait par la fenêtre: L'enterrement dans le banc de neige:
Noël chez les Laroche
Nous avons réveillonné chez ma soeur Sophie, qui nous avait préparé avec sa belle-maman un repas extraordinaire.
La grande surprise cette année était la visite du père Noël, incarné par le beau-frère du chum de Sophie. Malheureusement, une partie essentielle du costume--la barbe et les lunettes--avaient été oubliés en Gaspésie. Le résultat a été légèrement... terrifiant pour les adultes, qui trouvaient que le père Noel ressemblait surtout à un pédophile en liberté à la recherche de victimes potentielles:
Mais les petits enfants (ceux qui croyaient encore au Père Noël) ont été enchantés, sauf peut-être la perspicace Gaëlle, 6 ans, qui a tout de suite déclaré: "C'est le faux!"
Je crois que ce que j'aime le plus du réveillon de Noël c'est de pouvoir passer du temps avec ma famille, que je ne vois pas assez souvent. J'ai eu beaucoup de plaisir avec ma moyenne soeur préférée:
Et ma petite soeur préférée:
Les cousins peuvent aussi passer du temps ensemble et voir leur mamie chérie:
Mathilde était tellement belle, avec son linge qu'elle avait choisi elle-même au magasin, ses cheveux relevés... j'ai toujours un tiraillement quand je la trouve si belle, si grande; je suis contente de la voir grandir, mais je sais aussi que je perds tranquillement ma toute petite fille...
Doux matin de Noël
Le 24 décembre, avant le dodo (à 2 heures du matin!), Mathilde a mis près du foyer les biscuits que nous avions préparés dans la journée. Le père Noël est passé pendant la nuit, alors nous avons déballé les cadeaux le matin, dès le lever, les yeux encore pleins de sommeil:
Mathilde aime beaucoup les boucles d'oreilles choisies par le père Noel:
Et Étienne est impressionné par la grandeur de sa boite: "Moi ze suis fort!"
Stéphan et moi avons reçu, pour Noël, un poème composé par Mathilde, que j'ai trouvé très mignon :)
La magie de Noël
Les cadeaux cachés sous le sapin,
ma vie ressemble à un lutin.
C'est le meilleur moment de l'année
pour déballer les cadeaux sous la sapin décoré.
Mes cadeaux préférés sont: un cadre d'High School musical, une chaise à massage,
des papiers pour envoyer des messages,
un gros toutou de loup
et un coussin de hibou.
Ce que j'aime le plus à Noël, c'est de découvrir les cadeaux
que le père Noël cache en dessous du piano.
J'aime préparer les biscuits pour le père Noël.
J'espère que le père Noël va en donner à la mère Noël.
La magie de Noël c'est super chouette.
Des fois, j'ai l'impression que le Père Noël ajoute un coup de baguette.
Nous avons aussi passé des journées en pyjama, à jouer au Xbox en famille:
Noël chez les Goulet
Nous avons passé la soirée du 25 chez la famille de Stéphan, où nous avons encore une fois eu beaucoup de plaisir:
Éti et les girls spectaculaires
On ne s'ennuie jamais chez nous avec l'imagination de mes enfants...

La nouvelle star du hockey
Le soir du réveillon, Étienne a été fasciné par le cadeau de son cousin Christophe, un habit de gardien de but. Il l'a mis une partie de la soirée (son cousin a été bien gentil de lui prêter son cadeau préféré):
Nous avons donc décidé de lui acheter des bâtons et un filet pour qu'il puisse jouer un peu aussi:



C'est la fête de Stéphan!
La famille de Stéphan a été très gentille pour sa fête, en offrant de garder les enfants pour la nuit. Nous avons donc d'abord brunché chez grand-maman Cine, et Étienne a aidé Stéphan à souffler ses 41 chandelles:

Nous avons laissé les enfants chez Francine et sommes partis en ville, avec plein d'idées pour notre temps en amoureux. Nous avons vu au cinéma l'excellent The Reader, où j'ai pleuré d'émotion plus d'une fois, puis avons rigolé aux larmes au spectacle des Zapartistes au métropolis avec les amis.
Pendant ce temps, Francine, Jean, Martin et Mylène s'occupaient bien des enfants, qui se sont amusés comme des petits fous:



Mathilde trouve toujours la séparation avec ses parents difficiles, surtout pour une nuit complète. Mais elle m'a dit: "Je me suis tellement amusée maman que j'ai presque oublié que je m'ennuyais". Un grand compliment de la part de Mathilde :) Mais l'éloignement permet aussi le rapprochement, alors que j'ai eu droit à une pluie de calins et de bisous à mon retour. Étienne m'a même dit: "Maman, tu sens tellement belle!". Que demander de plus? ;-)
Merci encore pour ce beau cadeau!
samedi 20 décembre 2008
Chansons Étienne

Il m'a expliqué ensuite: "Je l'aime cette chanson."
J'ai depuis longtemps ce principe des "chansons Nathalie." Je découvre parfois une chanson que j'aime tellement qu'elle me donne envie de fermer les yeux, étendre les bras et tourner sur moi-même. Comme dans Heaven des P Furs, une de mes premières chansons Nathalie. Mais je ne le fais jamais, évidemment, sauf peut-être dans mon salon, seule, les rideaux fermés.
Mais de voir Étienne le faire si candidement, être autant à l'écoute de ses émotions et les exprimer sans gêne, sans hésitation, avec bonheur... J'ai eu envie d'avoir l'audace d'être un peu plus moi-même...
dimanche 14 décembre 2008
Fragile et colorée
Je me souviens de notre déjeuner à la Brulerie St-Denis sur Cote-des-Neiges le jour d'avant. Mathilde est chez ma mère, nous profitons de ce tête à tête pour discuter des implications. Avec 7 embryons à la journée 3, il devrait y avoir au moins 3 blastocystes à la journée 7. Le docteur nous recommande l'implantation des 3, ce qui veut dire que nous avons une (mince) chance de nous retrouver avec des triplets et de bonnes chances d'avoir des jumeaux. Nous oscillons entre la panique et l'exaltation. Pendant quelques heures, nous bâtissons des rêves sur toutes ces possibilités, Mathilde qui n'est plus toute seule, Mathilde et ses trois petits frères, une maison avec plein de petits pieds qui courent partout.
Le téléphone sonne enfin, la nouvelle tombe. Aucun des embryons n'est passé à l'état blastocyste. Ils sont tous morts.
Tous. Zéro. Le vide.
J'ai pleuré. Pleuré ma frustration, ma tristesse. Pleuré mon sentiment d'incompétence, mon infertilité, mon incapacité à faire une chose si simple, un enfant. Pleuré jusqu'à ce que je n'aie plus envie de pleurer.
Puis je suis partie. Mon refuge à cette époque était les librairies, où j'errais parmi les livres souvent sans rien acheter, juste pour me retrouver seule avec moi-même. Mais cette fois-ci je suis allée chez Pier Import. Et je les ai vues.
Des boules de Noël, juste... parfaitement imparfaites. Fragiles, mais colorées. Toutes complètement inégales, mélange de rouge, mauve, vert. Tellement délicates que j'avais l'impression qu'elles briseraient à rien. Un coup de cœur total. Alors je les ai prises. Huit boules, à un prix indécent.
Je suis revenue chez moi, et je les ai mises dans l'arbre. La vie a continué.
***
6 ans et un Étienne plus tard, je ne peux ressortir mes boules de Noël sans éprouver un certain pincement. Mais avec le temps, la tristesse s'est transformée. Mes décorations me rappellent que la vie est fragile, mais que tout passe, même les moments les plus gris. La vie a continué, différente de ce que j'avais imaginé ce matin dans un café, mais pourtant si belle et si intense. Les boules sont maintenant entourées de décorations fabriquées par quatre petites mains, qui m'aident aussi à faire mon sapin. Il a chaque année un look complètement bordélique, et je trouve pourtant que c'est le plus beau des sapins. Comme les boules, mon arbre est toujours chaotique, fragile et coloré. Comme ma vie. Je ne la voudrais pas autrement.
samedi 22 novembre 2008
Le bonheur des vendredis Nathalie-Mathilde
Le plan de la journée était idéal selon Mathilde et moi: massage, diner de filles, Renaud-Bray et shopping. Nous avons fait la même chose, mais chacune à sa façon: chez Frites Alors Mathilde a pris une poutine et moi un hamburger au bleu alors que chez Renaud-Bray, je choisis un livre de poésie et Mathilde trouve un kit de "volcan vomisseur" (genre de truc simili-scientifique pour simuler un volcan ;-).
Elle s'est aussi acheté un chandail que je trouve tout simplement horrible (aux motifs psychédéliques noirs, rouges, mauves, blancs des années 70, avec des paillettes), mais elle le trouvait si beau, et il lui va si bien (quand on peut garder les yeux ouverts assez longtemps pour la regarder sans être hypnotisé), que j'ai accepté. Comme il est convenable (ce n'est pas un chandail bédaine), je me dis qu'elle a droit à un bout juste à elle dans sa vie, où elle peut décider à sa guise, développer ses goûts, sa personnalité. Je devrai simplement m'en rappeler chaque fois qu'elle le porte... ;-)
Bref, ce fut un succès. La journée a été comme nous l'avions rêvée, "juste pas assez longue" selon Mathilde.
On nous voit ici chez Frites Alors, après le massage. Je sais, je sais, je dois améliorer mes talents d'auto-portraits!

(Note: Nous avons eu notre massage au BathRoom sur St-Denis. C'est un des seuls salons que j'ai trouvés qui massent les enfants. La massothérapeute que nous avons eue pour Mathilde est géniale.)
***
J'adore ces journées que je passe avec elle, hors de la routine qui nous enchaine dans les obligations quotidiennes et les habitudes ennuyantes, où on se voit beaucoup sans se regarder vraiment. J'ai plus de recul, et je vois en elle l'adolescente, l'adulte qui s'en vient doucement. Je la trouve tellement belle, tellement drôle, tellement intéressée. Je la vois découvrir le monde avec une naïveté et un intérêt troublants, et je perçois sa fragilité. J'ai tellement d'impact sur sa vie... j'espère simplement que je serai un peu à la hauteur.



