Aucun message portant le libellé Du bonheur de courir. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Du bonheur de courir. Afficher tous les messages

dimanche 3 août 2008

Trente-deux trente-deux sous la pluie

Voilà.

J'ai réussi.

Je n'ai pas terminé dernière et j'ai fait mon 5km en moins de 35 minutes. :-) J'ai terminé la course en 32:32 et quelques miettes, sous une pluie fine et constante. J'ai adoré l'expérience: Contrôler ma vitesse grâce à ma super montre Polar (merci mon Stéphano!), dépasser des coureurs, courir avec des genoux solides, sentir la pluie sur mon visage, traverser la ligne d'arrivée... du bonheur pur.

Je suis tout de même légèrement déçue, parce que j'espérais battre un temps obtenu pendant mon entrainement (31 minutes), mais je n'avais pas compté sur les quatre viaducs à monter, qui ont été assez difficiles. Mais, oh, quel plaisir de les monter à la course et de dépasser tous ces gens qui devaient marcher...

Quelques photos pour me souvenir de cette première d'une série de courses...

Juste avant la course... je suis très fébrile...

Dans 5..4..3..2..1!

Mathilde m'attend sous la pluie. Disons simplement que j'ai une famille incroyable qui m'a beaucoup encouragée et a été d'une patience infinie, considérant leur attente sous la pluie:

32:32 plus tard...

Me voici avec les enfants (et une cote de rougeur de 9/10)... Autre moment fort de ma journée: Mathilde qui demande à s'inscrire à la course de 1km-Moins de 12 ans l'an prochain... Juste pour des moments comme cela, tous mes efforts valent la peine...

Merci beaucoup à ceux qui m'ont encouragée à ignorer mes peurs...

Prochaine étape: Un 10km au Marathon de Montréal... :-)

samedi 2 août 2008

I don't believe there's nothing left but running here again

Demain est ma première course depuis des années. J'en ai fait plusieurs dans ma lointaine jeunesse, et j'en avais fait une l'été avant de tomber enceinte d'Étienne. Trois ans d'infertilité m'avaient pas mal démolie et me remettre à courir a été un peu ma bouée de sauvetage. Comme dit Mademoiselle K, "Si j'cours j'vais plus vite que l'vent"... Bon, pas tout à fait, mais quand je cours, je suis libre...

L'expérience de ma dernière course a été assez désastreuse. J'ai terminé un 5km en plus de 38 minutes, 1 seconde avant la dernière coureure, de peine et de misère, suivie tout le long par la voiture de golf de la sécurité. Humiliant. Échec. Comme l'infertilité. Mais je m'égare.

Je suis assez prête pour demain, beaucoup plus que je ne l'étais il y a 5 ans. Mon genou n'est pas à son meilleur (il se remet moins bien que moi du show de mardi), mais il tiendra. J'en ai besoin. Mais j'ai peur. Peur de finir encore dernière. Peur d'être suivie par le monsieur pout-pout. Peur d'être tellement rouge (ça m'arrive!) que tout le monde me regarde. Peur de trop me pousser. Peur de recommencer à rêver.

Mais en même temps... je suis très excitée. J'en rêve depuis longtemps. J'ai des objectifs que j'avoue publiquement--ne pas terminer dernière et faire mon 5k en moins de 35 minutes--et j'en ai un autre secret, que je ne garde que pour moi. J'ai un petit plan de match pour chacun des 5 kilomètres et j'ai hâte de voir ce que ça va donner. J'ai envie de croire que cette course n'est que la première d'une longue série, que je courrai encore longtemps, que je courrai une plus grande distance la prochaine fois.

J'ai envie d'y croire. Je dois y croire. J'ai besoin d'y croire.



I don't believe in trouble
I don't believe in pain
I don't believe there's nothing left
but running here again

I don't believe in panic
I don't believe in fear
so don't waste any tears

I don't believe reality would be
the way it should
But I believe in fantasy

I believe!!!
I want you to try, try
needing to know why, why

No running, no win, win
No feeling, no secrets...
The silence you feel...
which hides you from
the real...

Run Lola Run

mercredi 16 juillet 2008

Du bonheur de courir...

(À lire en écoutant Lovers in Japan de Coldplay...)

Un ami m'a refilé dernièrement sa copie du Runner's World, et un des articles a attiré mon attention: "Marathon Moms." J'ai d'abord été un peu repoussée par le titre. Je n'aime pas beaucoup les étiquettes, et elles sont très présentes pour les mamans: soccer mom, super mom, working mother, stay-at-home mother... Oui, je suis une mère, et je suis aussi une blonde, une amie, une soeur, mais je suis beaucoup plus que tout ça. Je suis surtout une entité séparée, un être à part entière, et je n'aime pas être définie par un de mes rôles. Mais bon, je m'égare.

Malgré l'étiquette, je me suis identifiée à cette mère et à l'importance que la course prend dans sa vie. Un passage pourtant très banal m'a particulièrement marquée:
"On one of my slogs less sloggy than usual, I recalled why I love running: It's as unambiguous as it gets. Run, come home, feel good."

C'est exactement ça, dans toute sa simplicité. Courir est un grand bonheur pour moi. Parfois, mes courses sont plus difficiles, je suis fatiguée, mes genoux sont sensibles, et je me demande ce qui me pousse à vouloir continuer. Mais parfois, mes courses sont tout simplement débiles: une course matinale au bord de l'eau, avec hérons et avirons; un entrainement d'intervalles difficile mais que j'ai réussi et qui me laisse avec le sourire pour la journée; une course solitaire sous une pluie fine. Le bonheur que je ressens est intense et j'ai l'impression que rien ne m'arrête, je peux réussir tout ce que j'entreprends, je suis libre, je suis bien.

Je ne suis pas une coureure rapide, mais je suis très enthousiaste et, quand mon genou ne me lâche pas, j'ai beaucoup d'endurance. J'avais rêvé de courir, pour mes 40 ans, un demi-marathon en septembre. Mais mes genoux en ont décidé autrement et, malgré les encouragements de mes proches, j'ai eu envie d'abandonner toute course. Mais marathon mom avait autre chose à dire...
"Up the ante, and so goes the payback: Pick a race, set a plan, cross the line, be proud for weeks. A crisp, individual goal would give my life the black-and-white perspective--and mental clarity--I hadn't realized I'd been lacking, until I went on a run."

Alors je me suis mise à rêver... Un 5 km pour commencer, un 10 km au Marathon de Montréal et... un demi-marathon au Nike Women's Marathon à San Francisco en octobre 2009... Et pourquoi pas? J'ai envie de rêver, d'avoir mon but bien à moi, en noir et blanc... Enfin, comme c'est un but Nathalie, il sera plutôt bleu ou multicolore... :)

Il faut commencer quelque part, non? Alors voilà, c'est fait: Je viens tout juste de m'inscrire à ma première course depuis longtemps. Un 5 km, dans quelques semaines. Je finirai peut-être dernière... mais peut-être pas. À suivre...

Tonight maybe we're gonna run
Dreaming of the Osaka sun
Ohh ohh...
Dreaming of when the morning comes
...
But I have no doubt
One day the sun will come out

-Coldplay