Du 4 au 11 janvier, nous sommes allés en vacances à Ste-Lucie, une petite ile des Caraibes, située un peu au nord du Vénézuela. Pendant les vacances, j'ai tenu un journal (quasi) quotidien de nos aventures à Ste-Lucie, histoire de présenter le récit de notre voyage d'une façon un peu différente... En voici la première partie.
Vendredi 4 janvier
Nous nous sommes levés à 3h45 a.m. après une nuit mouvementée. J'ai toujours si peur de rater l'avion que je me réveille à toutes les heures pour regarder ma montre, même si Steph et moi avions tous deux mis notre alarme. Après le vol Montréal->Toronto, nous voici dans le vol Toronto->Ste-Lucie. Je craignais un peu les 5 heures de vol avec les enfants, mais les
nouveaux écrans individuels, où chaque passager peut choisir ce qu'il visionne, nous ont sauvé la vie. Étienne a compris comment fonctionnait l'écran tactile en 3.5 minutes. Disons qu'il n'a jamais autant regardé la télévision qu'aujourd'hui. Il en tombe même d'épuisement...

Nous avons un moment de panique un peu avant l'arrivée à Ste-Lucie. J'ai sûrement des qualités, mais j'ai surtout de très mauvaises dents... alors je me casse solidement une autre molaire, cette fois sur... une barre tendre. Heureusement (!), c'est une couronne qui a cassé, sur une dent qui a eu un traitement de canal, donc pas de douleurs horribles cette fois-ci (dieu merci) ou de visite au dentiste typique de Ste-Lucie, communément appelé "L'arracheur de dent" (en plus de mauvaises dents, j'ai une imagination débordante). Mais je vois dans mon futur proche des heures de plaisir et des centaines de dollars perdus chez mon dentiste ... Finalement, nous arrivons enfin à Ste-Lucie...

Sur cette photo on voit le "Gros Piton" à gauche et le "Petit Piton" à droite, deux aiguilles volcaniques très impressionnantes.
Samedi et dimanche 4 et 5 janvier
Les enfants passent leurs journées à essayer les différentes piscines du site. Il y a la piscine à plusieurs niveaux, qui est très amusante mais sera rapidement abandonnée puisqu'elle est trop au soleil:

Il y a ensuite la piscine carrée, plus creuse donc permettant les super bombes atomiques de Mathilde: (On remarque à l'arrière Étienne avec ses lunettes; ses yeux gris supportent mal la clarté du soleil, alors il a passé la semaine avec ses lunettes constamment sur son nez. Digne héritier du gène je-perds-mes-trucs de la famille Goulet-Laroche, il en a d'ailleurs perdu 2 paires en une semaine.)

Mathilde est un genre de petit poisson humain (mes "aqua kids", comme dit ma collègue de travail). Elle peut passer une heure dans la piscine, avec seulement la tête sortie de l'eau, à flotter sans but:

Il y a aussi la rivière à beigne, genre de piscine à courant léger où on peut se laisser flotter à notre guise:

Et finalement, les super glissades, vues de la plage. Mathilde y a glissé des dizaines et des dizaines de fois:

Il y a évidemment aussi la plage, que nous aimons tant:

Mathilde est une grande soeur incroyable... Elle adore son frère, s'en occupe beaucoup et joue avec lui de bon coeur, même si elle a 5 ans de plus que lui. Leur complicité est très touchante (du moins pour mon coeur de maman ;-)
Lundi 7 janvier
Grande visite dans notre chambre ce matin: La coquerelle Ste-Lucienne, qui n'a rien à envier à ses cousines canadiennes séjournant à la Gare Windsor:

Elle est fort heureusement morte, grâce à la quantité industrielle d'insecticides et pesticides étendus par l'hotel. L'odeur est parfois si forte que nous avons presque peur de retrouver un de nos enfants mort sur le dos un de ces matins...
Les enfants passent une partie de la journée au Kids Club, où ils font plusieurs activités et s'amusent beaucoup (permettant aussi à maman de prendre une petite pause pendant que papa commence son premier cours de kite surfing):

Les éducatrices du Club sont très gentilles et, à notre grande surprise et au grand bonheur de Mathilde, parlent un peu français. Ste-Lucie a appartenu aux Français puis aux Anglais pour finalement devenir indépendante en 1979. La langue officielle est maintenant l'anglais, mais les St-Luciens parlent aussi un patois fortement teinté de français.

Stéphan commence ce matin un cours de
kite surfing. Nous avions choisi Ste-Lucie en partie pour qu'il puisse faire de la planche à voile, mais la difficulté de la mer exige des planchistes plus experts qu'intermédiaires. Comme la prof de planche à voile est en vacances, mon surfer boy décide d'essayer le kite surfing.
Jusqu'à aujourd'hui, la plupart des touristes que nous avons rencontrés sont des Canadiens anglais, beaucoup d'Anglais (d'Angleterre) et quelques Américains, mais très peu de québécois (2 ou 3 familles). Au centre de kite surfing, encore un peu inquiet de sa décision (le kite surfing peut être intense et presque
dangereux), Stéphan décide d'accoster une jeune demoiselle kite surfeuse, pas trop musclée, afin d'avoir son opinion sur la difficulté du sport ("non, mais, si elle était capable, j'étais surement capable aussi!" ;-). La demoiselle s'exprimant en anglais avec un accent épouvantable, Stéphan passe au français... au grand bonheur de la fille qui vient de Ville Lasalle! Puis, Stéphan rencontre enfin son coach, Normand, qui vient... d'Ahuntsic! Le monde est petit quand même. Le voici, épuisé après sa première journée de kite:
Mardi 8 janvier
Je suis allée courir ce matin... probablement ma plus belle piste de course à vie:

Il y a quelque chose d'inoubliable à courir sur le bord de la mer en écoutant Halcyon... Je ramène toujours un caillou ramassé sur la plage pendant une de mes courses, mais la plage Ste-Lucienne est vide de cailloux... Donc pas de souvenirs tangibles pour moi cette fois-ci. L'angle de la plage est malheureusement assez abrupte, alors je m'en sors avec un mal de genoux pendant deux jours... mais ça valait la peine :)
En après-midi les enfants se reposent un peu à la chambre et jouent aux échecs:

Steph reçoit aujourd'hui sa deuxième leçon de kite surfing, encore assez intense mais tout de même très stimulante. Il a cependant un échange assez particulier avec son instructeur Normand, après être resté pris à se démener avec son cerf-volant dans l'eau plusieurs minutes:
Stéphan (à la blague): Dis-donc, tu attendais quoi pour venir me sauver?
Normand: Tu te débrouillais bien! Tu avais peur de quoi?
S: Ben, de rien.
N: Pas des requins, toujours?
S: Haha.
N: Faut pas que tu t'en fasses, ils sont de l'autre coté du récif.
S (soudainement sérieux): Tu me niaises?
N: Non, mais ce sont des requins de fond, ils ne sont pas dangereux, ils n'ont presque pas de dents.
S: "Presque pas de dents"???
Disons que nous en rions encore. :)
Malheureusement, ce sera la dernière journée de kite surfing pour Stéphan, puisque le vent tombera pour le reste de la semaine, ce qui est, semble-t-il, très rare à ce temps de l'année. Mais il a donné rendez-vous à Normand aux Iles de la Madeleine l'été prochain pour la suite de son cours.
Dans notre prochain numéro: Trilogie partie II: L'eau et le feu