mardi 29 septembre 2009

L'omniscience du Père Noël

Étienne n'a pas encore vraiment de conscience. En fait, comme il croit au Père Noël, et qu'il sait qu'il doit bien se comporter pour recevoir des cadeaux, c'est le Père Noël qui lui tient lieu de conscience.

Hier l'école a téléphoné pour me dire qu'Étienne faisait de la fièvre, ce qui nous inquiète toujours depuis les convulsions. Drôle de hasard, la fièvre a mystérieusement disparu en arrivant à la maison, et les autres maux se sont rapidement envolés, faisant place à l'énergie nécessaire pour jouer aux Bionicles et légos.

Ce matin, Stéphan (a.k.a. papa poule) ne savait pas trop s'il devait l'envoyer à l'école ou non. Cette conversation a répondu à sa question:

- Papa? Est-ce que le Père Noël lit dans nos pensées?
- Non.
- Ah! Ben ze peux pas aller à l'école auzourd'hui, z'ai mal au ventre.

Ce fut donc une journée à l'école pour Petit Poulet :)

mardi 22 septembre 2009

Ilot de tranquillité

La rentrée scolaire se passe un peu difficilement pour Étienne. Il a de la difficulté à se souvenir de toutes les règles et revient souvent à la maison avec plein d'avertissements dans son agenda. Il est impossible d'obtenir aucune information sur sa journée, "ze veux pas en parler." Il est épuisé (même s'il refuse de l'admettre) et devient chialeux à l'arrivée, jamais content de ce qu'on lui offre, pleurant souvent.

Ce soir, alors que Mathilde faisait ses devoirs, j'essayais de nous trouver une activité pour l'occuper. Uno? Trop plate. Une histoire? Ça non plus. Un dessin? On en fait à tous les jours. Finalement, j'abandonne, je lui dis que je n'ai plus d'idée. Il me regarde alors avec ses grands yeux tristes: "Ze veux aller dans tes bras."

Ahhh... petit poulet.

Je l'ai donc pris dans mes bras, et nous sommes restés ainsi cinq minutes, assis dans les escaliers à ne rien faire. Puis nous sommes allés dans ma chambre, nous étendre sur mon lit alors que je lui coupais les ongles. Tranquilles, silencieux, dans la lumière de fin d'après-midi. Puis, soudainement, il s'est mis à parler de l'école, sans arrêt. À me nommer tous les amis de sa classe, un par un. Avec qui il dinait, avec qui il était assis, qui était vraiment son ami, qui pleurait toujours, qui ne parlait jamais. Je n'osais pas bouger, pas poser de questions, de peur d'arrêter ce flot d'information si précieux, ce moment cadeau qui m'était offert alors que je n'avais rien demandé.

Puis il s'est relevé, maintenant content et souriant, et est parti jouer dans sa chambre avec sa fusée Star Wars.

J'ai eu envie d'un peu plus de ces ilots de tranquillité dans la chaos actuel de ma vie...

lundi 21 septembre 2009

L'entrepreneurship de Mathilde

 Samedi dernier, Mathilde a réalisé un grand rêve: Faire une vente de garage.


Je ne sais d'où lui vient cette obsession (je suis loin d'être une fan des ventes de garage), mais elle en parle depuis plusieurs années. Alors lorsqu'une voisine m'a approchée cet été pour faire une vente de garage, j'ai dit à Mathilde: Si ça t'intéresse, envoie-lui un courriel. 

Ce qu'elle a fait:
bonjour Francine,

Si vous voulez bien,
nous aimerions bien
participer a votre vente de garage.

Si nous pouvons,
on voudrais savoir quand cela aura lieu s.v.p.

merci
mathilde

Francine a accepté l'offre de Mathilde (comment résister à ce courriel? :), et elles ont planifié ça pour le week-end dernier. Pendant des semaines, Mathilde a préparé les objets qu'elle allait vendre, elle a discuté prix avec Stéphan et étiqueté ses trucs, elle a fait un inventaire sur ordi de son stock. 

Samedi matin, 7 a.m., elle était prête:


J'ai trouvé émouvant de la voir ainsi, à la fois excitée et un peu inquiète de son aventure, rêvant de tous ces clients qui allaient venir. Elle m'a demandé de rester un peu avec elle, puis j'ai pu la laisser après une trentaine de minutes. 

Étienne tenait évidemment à être présent, même s'il n'avait pas envie de rester derrière une table. Il avait donc choisi quelques trucs à vendre, laissant la responsabilité à Mathilde.

(Il faisait froid, alors évidemment il fallait mettre des gants... avec des shorts :)

La journée a été un peu décevante pour Mathilde en terme de ventes. Elle avait estimé faire environ 7$. En milieu d'après-midi, elle n'avait vendu que pour 2.75$. Elle a révisé ses prix à la baisse, a rajouté une affiche "tout est négociable" sur sa table, mais a terminé la journée avec 4.75$ de profit. Éti quant à lui a fait 2.25$, qu'il a rapidement dépensé sur une immense fusée Star Wars datant des années 80 et un bonhomme GI Joe. 

Malgré ce peu de succès, Mathilde a adoré sa journée, et la vente de garage s'est rapidement transformée en fête de quartier, avec plus de 5 familles (et 10 enfants entre 3 et 14 ans!) qui participaient avec bonheur à l'événement.

J'admire la persévérance et l'initiative de Mathilde, tout l'effort et l'enthousiasme qu'elle met dans ses entreprises... 

Son prochain rêve: un kiosque de limonade :-)

vendredi 11 septembre 2009

Un vendredi...

Un vendredi
matin ensoleillé
air d'automne

un autobus
le rire d'un enfant
de l'inquiétude à la confiance

Envoyer la main
regards complices
coeurs légers

rentrer chez soi
douce solitude
baigner
dans la beauté du moment