Je reviens d'une conférence sur l'art d'être parent donnée par Dan Kindlon, un des auteurs d'un livre que je suis en train de lire sur l'éducation des garçons (Raising Cain).
Je suis sortie électrisée de cette conférence.
J'essaie tellement d'être une bonne mère, mais il m'arrive souvent de ne pas savoir comment aborder certains problèmes ou d'oublier des principes de base. J'ai pris des notes dès mon retour sur des concepts que j'ai trouvé fascinants, des idées que j'avais envie de discuter en famille, des comportements que j'aimerais changer dans ma façon d'aborder les enfants. Bien que certains énoncés du Dr. Kindlon étaient évidents ou connus, je réalisais à quel point il est important de se faire rappeler certaines vérités.
Je réalise aussi à quel point une conférence est une façon idéale pour moi d'obtenir de l'information. J'aime cette formule "executive summary", tellement plus dynamique que ces livres qui finissent tous par m'ennuyer et que je ne termine jamais. Je me promets donc de retourner à ce genre d'événement...
Une note tout de même encourageante: Lorsque j'ai dit à Mathilde que j'allais assister à une conférence sur l'art d'être parent, elle m'a dit: "Mais, maman, tu es super bonne! Tu n'as pas besoin de suivre des cours pour ça!" Étienne a exprimé la même opinion de son côté, un peu plus tard. Je devrais noter ces paroles dans un petit carnet lorsque je recommence à douter de mes talents de parent... ou lorsque je me ferai dire que je suis "la seule de toutes les mamans" qui refuse de la laisser voir un certain film ou lire un certain livre...
jeudi 22 avril 2010
vendredi 16 avril 2010
Correspondance nocturne
Ça a commencé par un mot que Mathilde m'avait laissé un soir sur mon lit, dans un de ses cahiers personnels, me demandant de lui rappeler quelque chose le lendemain et me disant qu'elle m'aimait. Elle avait ajouté, au bas de la feuille: "Tu peux me répondre si tu veux." Elle avait même ajouté un crayon. Je lui ai répondu, j'ai mis le cahier sur sa table de chevet, j'ai remonté sa couverture sur son corps endormi et, comme tous les soirs, déposé un baiser sur son front.
Depuis, j'ai sur mon lit à chaque soir un mot remplissant une page de cahier. Elle me raconte ses inquiétudes, ses envies ou un bonheur de sa journée et me rappelle toujours qu'elle m'aime beaucoup. Je lui réponds chaque soir, essayant de calmer ses inquiétudes, soulignant quelque chose que j'ai beaucoup aimé chez elle dans la journée, lui rappelant toujours que je l'aime beaucoup.
J'adore ces mots, qui sont une façon pour Mathilde d'apaiser ses inquiétudes à l'heure du coucher mais qui sont aussi une superbe façon d'établir le contact, d'engager une discussion plus intime et pas toujours possible quand on est quatre dans une maison.
Je sais que cette méthode perdra un jour de son intérêt, et qu'un soir il n'y aura pas de message sur mon lit. Mais j'espère me souvenir de cette correspondance si, un jour, je sens le besoin d'engager avec elle une discussion plus intime, ou de simplement essayer de reprendre contact si nous nous éloignons un peu.
En attendant, j'attends impatiemment ses messages de fin de journée.
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