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mercredi 8 décembre 2010

Une question de perspective

La semaine dernière, Étienne avait comme devoir dans son cahier Astuce d'écrire une "phrase drôle". Il y avait des exemples en haut de la page, du genre "une bicyclette à boutons" (on voyait une bicyclette dont les roues étaient remplacées par des boutons) ou encore "un mouton qui vole dans le ciel."

Étienne, après y avoir pensé un peu, a finalement trouvé sa phrase:

"Un volcan qui explose comme du caca."

Je ne sais si c'est à force de côtoyer des petits mecs de 6 ans, mais j'ai trouvé ça hilarant. Pas mal plus drôle qu'une bicyclette à boutons en tout cas.

Sauf que Madame Karine n'a pas trouvé ça très drôle.

Étienne n'a donc pas "réussi" son devoir. Madame Karine a souligné le mot "drôle" dans les directives du devoir et a écrit en rouge, sous la phrase d'Étienne: "Ce n'est pas drôle."

Mon petit mec était bien triste, "surtout que je n'avais même pas fait de faute, maman!" Je n'ai rien dit, mais je comprends que Mme Karine ne peut ouvertement approuver l'utilisation du mot caca comme objet d'humour dans une classe de première année. Je peux facilement imaginer le délire de pipi-caca-vomi-pénis-vagin que ça pourrait créer.

Sauf que j'aurais bien aimé voir le visage de Madame Karine (qui est une excellente professeur et a un très bon sens de l'humour) à la lecture de cette phrase...

lundi 17 mai 2010

Correspondance nocturne (bis)

Hier, sur mon lit, je n'avais non pas un, mais deux messages. À coté du cahier rose à fleurs de Mathilde, il y avait un tout petit cahier à spirales.

Avec le message suivant:


(papa, maman, je t'aime, donne le aussi pour papa, Étienne. FIN)


J'adore mes enfants.

dimanche 21 mars 2010

De Hawaï à la Thailande

12h10
C'est aujourd'hui que je m'y mets.

Il y a longtemps que je rêve de faire une soupe thaïlandaise aux crevettes. J'ai envie d'un défi dans chacune des recettes que j'essaierai et, cette fois, le défi est de trouver les ingrédients qu'il me faut, puisque le tamarin, la menthe vietnamienne et les feuilles de citronnier kaffir ne se retrouvent pas à mon IGA. Mon collègue de travail Bobby, vietnamien et grand chef cuisiner, m'a conseillé le marché Hawaï. J'y vais donc cet après-midi.

J'ai fait une recherche sur le web pour savoir à quoi ressemble le tamarin et les feuilles de citronnier kaffir, histoire d'avoir une petite idée de ce que je chercherai dans cette immense épicerie...

14h30-Marché Hawaï avec Mathilde.
L'épicerie est si différente de ce que je connais que j'ai un flash du Leader Price en Martinique. Mathilde adore: "Maman, on ne connait rien ici, c'est l'aventure, j'aime ça!" À force de se promener et de lire les petites étiquettes (quand elles sont traduites), nous trouvons ce que nous cherchons. Et je suis bien contente d'avoir fait mes devoirs ce matin: la plupart des fines herbes sont emballées dans un sac de plastique avec comme seule identification: légume vert. C'est qu'il y en a beaucoup des légumes verts ici, et je ne les connais pas tous...

18h00-Ma cuisine
L'angoisse de la nouvelle recette. Toujours, cette inquiétude que je vais peut-être tout rater. Pour enlever un peu de pression, j'avertis toute la famille que ce sera peut-être un échec total. "C'est pas grave, on mangera des œufs s'il le faut" dit mon mec. C'est bon, alors. J'y vais.

Première étape: Préparer le bouillon de la soupe. Faire revenir les têtes de crevettes dans la casserole est un peu déstabilisant, avec tous ces yeux qui me regardent. Mathilde craint d'ailleurs que la soupe goute les yeux de crevettes.

Couper tous ces ingrédients nouveaux est un bonheur de textures et d'arômes. Mathilde aime l'odeur de la citronnelle, qui lui rappelle celle du gingembre. Je suis particulièrement surprise par les feuilles de citronnier kaffir. Elles sont épaisses et brillantes et ont une odeur citronnée, rafraichissante, enivrante. Je rajoute tous ces ingrédients à mon bouillon, et je me retrouve avec un défi imprévu: je cuisine avec tant de nouveaux ingrédients que je ne sais pas trop comment les ajuster lorsque je goute le bouillon. Je le trouve à la fois épicé mais pas aussi gouteux que dans mon souvenir, mais je change quoi? Je décide de ne pas expérimenter pour cette fois et je m'en tiens à la recette. Le rajout de menthe, jus de lime et coriandre plus tard dans la cuisson aidera beaucoup.

Résultat: Mathilde goute mais n'aime pas, Étienne ne veut pas gouter, mon mec aime beaucoup (mais après insistance de ma part il m'avoue préférer celle de chez Tung qui, il faut le dire, est complètement délirante). Pour ma part, j'ai adoré ma soupe et je suis très fière de mon premier essai. Sortir de sa zone de confort n'est pas toujours facile. Mais c'était ô combien amusant :-)

Il m'en reste assez pour un lunch demain. Avis aux intéressés.

(Préparé en écoutant Cooking, Chansons pimentées pour cuisine épicée et 3 de Nouvelle Vague, en buvant un thé vert au jasmin)