vendredi 30 décembre 2011

"Même si on a vomi, c'était de belles vacances!"

Encore une fois, nous avons été victimes de la gastro pendant le temps des fêtes.

Et cette fois, elle fut particulièrement vicieuse. Ce fut d'abord moi qui ai eu mal au coeur et au ventre pendant toute une journée, juste après Noel. Puis Étienne, qui a été malade pendant trois nuits. Le jour, il courait, s'amusait, rigolait, mais mangeait peu. Et la nuit... "maman!!!". Courses folles vers la toilette, larmes, longs moments à caresser un petit dos tout maigre pour aider le mal de ventre à passer. Stéphan se remet tranquillement d'un mal de ventre qui durait depuis quelques jours. Seule Mathilde semblait s'en tirer... jusqu'à la nuit dernière. Mais elle récupère très rapidement, beaucoup plus que nous tous en fait.

Le seul hic est que nous avions réservé dans un hôtel à Tremblant pour quelques jours, histoire de faire un peu de ski et prendre de petites vacances. Lorsque la gastro nous est tombée dessus, il était trop tard pour annuler. Nous sommes donc tout de même partis, et ce fut une excellente idée. Nous avons réussi à faire du ski, nous reposer, lire, dormir. Les enfants ont bien profité de la piscine, source de grand bonheur pour eux. Ce matin, alors qu'ils étaient étendus sur leur lit, Étienne bien reposé de sa longue nuit de sommeil, Mathilde encore un peu blanche de sa nuit difficile, ils se racontaient leurs petits bonheurs des vacances. "Mathilde, même si on a vomi, c'était de belles vacances, hein?"

Rien de tel qu'un enfant pour voir un peu de bonheur partout.

***

J'aime bien ces petites pauses hors de chez nous. Nous n'allons pas très loin, mais j'ai pourtant l'impression de me retirer complètement de cette routine dans laquelle on peut s'enliser si facilement. Il n'y a pas de télé, d'ordi ou de jeux vidéo, pas de tâches à faire non plus, alors nous prenons le temps d'être ensemble, de s'écouter, de rigoler.

Je prends un peu de recul, je révise mes priorités, je choisis ce que je décide de garder et ce que, enfin, je décide de laisser aller. Je reviens à la maison plus tranquille, plus focalisée, plus convaincue de vers où je veux aller.

***

Amour fraternel

Mathilde a une peur bleue de la gastro. C'est une vraie phobie et elle en parle à l'année, vivant toujours dans la crainte de l'attraper.

Mardi dernier, à 4 a.m., alors qu'Étienne vomissait à s'en arracher l'estomac, Mathilde est sortie de sa chambre en courant.

- Maman! Étienne vomit! Il est malade?
- Oui, Math, il a la gastro.

Moment de panique chez Mathilde. Étienne se retourne, d'une blancheur inquiétante, et entre deux vomissements lui dit, d'une voix qu'il veut rassurante:

- Ne t'en fais pas Math, c'est une toute petite gastro de rien du tout, tout ira bien.

Ça c'est de l'amour fraternel.