mardi 29 juillet 2008

Le vent la fureur!

Stéphan et moi sommes allés voir Mademoiselle K hier avec les amis André et Elsa, ma sœur Isabelle et ma copine Natalie. Bien que je désirais voir ce concert depuis longtemps, je n'avais pas d'attentes particulières. En fait, mon objectif était assez simple: seulement voir et entendre le concert (insérez ici frustrations de mon expérience avec Bran Van 3000).

Et Mademoiselle K, je l'ai bien vue et bien entendue. La salle de concert (le Cabaret Juste pour rire) était fabuleusement minuscule, alors j'avais Mademoiselle K à quelques mètres devant moi, avec seulement 4 (petites en plus!) personnes entre nous. En pantalon de cuir quasi-peint sur son corps, un simili chandail microscopique qui laissait son corps à moitié nu, ses cheveux courts, sa voix rauque, ses moues sensuelles et ses sourires rares mais dévastateurs, Katerine Gierak a un magnétisme fou.

J'ai tout simplement adoré le concert. Impossible de ne pas se mettre à danser dès la première chanson (Le vent la fureur). Mlle K se déchaine sur scène; comment une fille si grande et si maigre peut être si solide et énergique me dépasse. Pendant une heure, nous aurons droit à plusieurs chansons de son 2e album et quelques chansons du 1er. J'étais bien contente d'avoir eu la chance d'écouter son nouvel album avant le concert (merci Natalie! :).

J'adore les paroles percutantes de Mademoiselle K (qui est une grande fan de poésie), cette facilité, cette justesse avec laquelle elle exprime ses désirs, ses envies, ses frustrations. J'ai beaucoup aimé Maman XY:
Si tu m'aimes, si j'ai tort, à quoi je serre moi fort
Si tu m'aimes,
Quand je m'endors je sais plus qui je suis
Et à quoi je sers
Alors si tu m'aimes, si j'ai tord
A quoi je sers juste, serre moi fort.

Ça me vexe était complètement, totalement débile. Je ne trouve pas les mots pour décrire l'énergie, l'atmosphère de cette chanson. Oui, Mademoiselle K offre un show rock, des guitares solides, des musiciens talentueux qui s'amusent beaucoup, tout ça est vrai, mais ces caractéristiques ne reflètent pas l'électricité, l'intensité du spectacle. Il faut entendre Mademoiselle K crier "Mais putain on est vivant!" pour tout comprendre.

Mais le grand moment de la soirée a été à la toute fin quand, après de très intenses Ça sent l'été et Enjoliveur, le band a entamé un genre de jam de guitares qui semblait ne mener nulle part. J'adore la musique, mais les jams me laissent un peu froide. Puis tranquillement le jam s'est organisé, et là, après plein de notes un peu confuses, soudainement, je les ai reconnues.

Les 4 premières notes de Final.

Le délire.

Final est ma chanson préférée de Mademoiselle K, probablement une de mes meilleures chansons de 2008. Elle débute lentement, doucement, avec seulement quelques notes de guitare pleines d'émotions, et puis elle lève ensuite et c'est de toute beauté. Du bonheur pur. C'est pour des moments comme ceux-ci que je vais voir des concerts, le bonheur d'entendre une chanson que j'adore jouée tellement fort et avec toute l'intensité de l'artiste que la musique pénètre mon corps, me fait vibrer, me fait vivre à son rhythme pendant quelques minutes. Et quand Mademoiselle K nous crie:
Est-ce que ça vous a plu?
Est-ce que ça vous a plu?
Est-ce que vous reviendrez?

On ne peut faire autrement que crier Oui! tellement fort qu'on en perdra la voix le lendemain...

Quel concert! Quelle finale! Je ne courrai plus jamais sur cette chanson de la même façon...

Setlist
-------

Le vent la fureur
A.S.D.
Jamais la paix!
Espace
Grave
Maman XY
Ça me vexe
Pas des carrés
Click Clock
Ca sent l'été
Enjoliveur
Final



Seules déceptions légères: pas assez de chansons du premier album, pas assez long, et pas de rappel.

(Merci à Natalie pour les super photos :)

dimanche 20 juillet 2008

Camping dans la réserve faunique Mastigouche

Le week-end dernier nous sommes allés faire du camping dans la très sauvage réserve de la Mastigouche avec Isabelle et ses enfants. Mon vendredi Nathalie m'a permis de préparer tous les bagages et partir tôt. J'étais un peu inquiète d'oublier quelque chose, puisque mes antibiotiques me rendaient un peu... distraite. Finalement, nous réalisons en chemin, à la pause souper, que je n'ai oublié qu'une chose: les directions pour nous rendre au camping... :-) Mais bon, avec une bonne carte, une super mémoire et un sens de l'humour, nous réussissons à nous rendre au parc sans problème. On ne s'ennuie pas avec moi.

Nous nous enregistrons à l'entrée du parc à 21h00, convaincus que nous sommes à 10 minutes de notre camping. Surprise #2 de la soirée: le responsable m'apprend que nous sommes à au moins 1h du camping, parce que les 25km qui restent à faire sont sur une route qui n'est pas entretenue. Génial. Pendant 1h20, nous nous perdrons une fois et perdrons une partie de notre radiateur sur une route très étroite remplie d'énormes roches et de trous. Vive l'aventure.

Nous arrivons finalement au camping à 22h30. Stéphan monte la tente sous les phares de la voiture:

Voici donc quelques photos de ce super week-end qui, malgré la pluie intense du samedi soir, a été vraiment génial.
L'appel de la nature...

Isa et Nathaniel:

On passe le matin à la plage, et les enfants adorent la glissade :)






Le bonheur d'être cousins :)

Mathilde et Stéphan font une promenade en kayak:






Après avoir bien monté dans les arbres...

Mathilde fait une sieste:

Il y a plusieurs petits singes dans la famille :)


On se prend en photo, histoire de prouver qu'on était là:



Étienne rêve de jouer au soccer:

Pendant que Mathilde ramasse des chenilles:

L'heure du souper...

Et tout camping ne serait complet sans les guimauves... :)


Parenthèse mouillée
Nous avons commencé et terminé notre semaine... à l'eau. Dimanche nous sommes revenus sous la pluie, et nos choses de camping étaient tellement mouillées que nous les avons laissées au sous-sol, dans l'espoir de les faire sécher ce week-end. Malheureusement, je suis descendue au sous-sol vendredi matin et me suis retrouvée... les pieds dans 3 pouces d'eau. Voici une photo des dégâts, prise après avoir vidé une bonne partie de l'eau... ça donne une idée...

mercredi 16 juillet 2008

Du bonheur de courir...

(À lire en écoutant Lovers in Japan de Coldplay...)

Un ami m'a refilé dernièrement sa copie du Runner's World, et un des articles a attiré mon attention: "Marathon Moms." J'ai d'abord été un peu repoussée par le titre. Je n'aime pas beaucoup les étiquettes, et elles sont très présentes pour les mamans: soccer mom, super mom, working mother, stay-at-home mother... Oui, je suis une mère, et je suis aussi une blonde, une amie, une soeur, mais je suis beaucoup plus que tout ça. Je suis surtout une entité séparée, un être à part entière, et je n'aime pas être définie par un de mes rôles. Mais bon, je m'égare.

Malgré l'étiquette, je me suis identifiée à cette mère et à l'importance que la course prend dans sa vie. Un passage pourtant très banal m'a particulièrement marquée:
"On one of my slogs less sloggy than usual, I recalled why I love running: It's as unambiguous as it gets. Run, come home, feel good."

C'est exactement ça, dans toute sa simplicité. Courir est un grand bonheur pour moi. Parfois, mes courses sont plus difficiles, je suis fatiguée, mes genoux sont sensibles, et je me demande ce qui me pousse à vouloir continuer. Mais parfois, mes courses sont tout simplement débiles: une course matinale au bord de l'eau, avec hérons et avirons; un entrainement d'intervalles difficile mais que j'ai réussi et qui me laisse avec le sourire pour la journée; une course solitaire sous une pluie fine. Le bonheur que je ressens est intense et j'ai l'impression que rien ne m'arrête, je peux réussir tout ce que j'entreprends, je suis libre, je suis bien.

Je ne suis pas une coureure rapide, mais je suis très enthousiaste et, quand mon genou ne me lâche pas, j'ai beaucoup d'endurance. J'avais rêvé de courir, pour mes 40 ans, un demi-marathon en septembre. Mais mes genoux en ont décidé autrement et, malgré les encouragements de mes proches, j'ai eu envie d'abandonner toute course. Mais marathon mom avait autre chose à dire...
"Up the ante, and so goes the payback: Pick a race, set a plan, cross the line, be proud for weeks. A crisp, individual goal would give my life the black-and-white perspective--and mental clarity--I hadn't realized I'd been lacking, until I went on a run."

Alors je me suis mise à rêver... Un 5 km pour commencer, un 10 km au Marathon de Montréal et... un demi-marathon au Nike Women's Marathon à San Francisco en octobre 2009... Et pourquoi pas? J'ai envie de rêver, d'avoir mon but bien à moi, en noir et blanc... Enfin, comme c'est un but Nathalie, il sera plutôt bleu ou multicolore... :)

Il faut commencer quelque part, non? Alors voilà, c'est fait: Je viens tout juste de m'inscrire à ma première course depuis longtemps. Un 5 km, dans quelques semaines. Je finirai peut-être dernière... mais peut-être pas. À suivre...

Tonight maybe we're gonna run
Dreaming of the Osaka sun
Ohh ohh...
Dreaming of when the morning comes
...
But I have no doubt
One day the sun will come out

-Coldplay

vendredi 4 juillet 2008

Deux ans...

Ça fait deux ans aujourd'hui que je blogue. J'ai commencé un peu par curiosité, un peu parce que j'avais envie de trouver une façon simple de donner de mes nouvelles, un peu parce que je cherchais un moyen de capturer les aventures de ma famille qui serait plus intuitif pour moi qu'un album photo ou le populaire (mais pas du tout mon genre) scrapbooking.

Je me suis prise à mon propre jeu, parce que bloguer est devenu un de mes bonheurs. J'aime écrire (j'en ai fait mon boulot, après tout), et j'écris souvent mon journal. Mon journal est un échappatoire, une écriture style libre, sans aucune censure, retenue ou révision. Mais bloguer est différent. Bien que je n'écrive pas ce blog dans le but d'être lue par un large auditoire, son aspect tribune publique me force à structurer mes idées, à retravailler mon texte. C'est un bonheur différent, qui plait beaucoup à la journaliste ou écrivaine qui se cache (très loin) en moi.

J'ai lu récemment un poème de Rainer Maria Rilke que j'ai beaucoup aimé et qui m'a fait penser un peu à mon bonheur de blogueuse, à ce chemin que j'ai pris simplement pour le plaisir du chemin lui-même, sans destination précise...

Chemins qui ne mènent nulle part

Chemins qui ne mènent nulle part
entre deux prés,
que l'on dirait avec art
de leur but détournés,

chemins qui souvent n'ont
devant eux rien d'autre en face
que le pur espace
et la saison.


Et même si mon auditoire est très limité, il est important pour moi... une source de motivation, un genre de force tranquille. Merci de me lire... :) :) :)