dimanche 25 juillet 2010

Sortir de ma zone de confort

Le week-end dernier, nous devions partir en camping avec les amis. J'ai profité de ma journée de congé vendredi pour préparer les bagages et la nourriture, avec comme objectif de partir à la première heure samedi matin.

Sauf que, samedi matin, mon mec était trop malade pour aller en camping.

J'ai hésité pendant un bon moment. Je n'avais pas envie de partir sans lui, mais après avoir tout préparé, je n'avais pas non plus envie de simplement tout ranger. Et les enfants avaient tellement hâte d'y aller. Tout comme moi, d'ailleurs. Mais ça impliquait partir en camping seule avec les enfants. Monter la tente seule. Faire la bouffe au bruleur. Est-ce que ça irait?

J'ai pensé à ma sœur, qui est une grande source d'inspiration pour moi. Ma sœur qui est selon moi la meilleure maman que je connaisse, et qui part régulièrement en camping seule avec ses enfants.

Alors j'ai pris mon courage à deux mains et je suis partie.

Nous avons eu un excellent week-end. J'ai réussi à monter la tente et utiliser le bruleur sans problème. Les enfants, conscients que la situation était un peu plus compliquée pour moi, ont été fantastiques. Je craignais surtout les chicanes frère-soeur qui peuvent être parfois très irritantes, surtout en voiture. J'en avais discuté avec eux, et Étienne avait proposé la solution suivante: ils allaient faire un effort, mais ils oublieraient surement parfois et se chicaneraient. À ce moment, je n'avais qu'à dire le mot "chicane" et ils arrêteraient tout de suite. Ce fut un mot miraculeux (et que j'aimerais bien utiliser encore et encore!).

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Sortir ainsi de ma zone de confort était à la fois inquiétant et excitant. J'ai l'impression d'être revenue un peu grandie. Et surtout, plus vivante.

Il est si facile de rester dans sa zone de confort. Après des années de camping avec mon mec, jamais je n'avais utilisé le bruleur, sans me poser de questions. Je me retrouve prise dans ma routine, sans la bousculer, répétant les mêmes gestes, les mêmes habitudes.

Sauf que j'ai remarqué que si je ne cherche pas à sortir de ma zone de confort, non seulement elle ne s'agrandit pas, elle diminue. S'atrophie. Et je n'ai pas envie qu'elle s'atrophie. J'ai envie d'en repousser les limites. De continuer à me sentir vivante.

C'est pour ça que je me suis fait couper les cheveux courts. Que j'ai décidé de suivre un entrainement plus structuré pour améliorer mon temps au 10k.

La prochaine étape sera peut-être d'enfin acheter cette jupe de course qui me tente depuis si longtemps. Et pourquoi pas?

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Quelques photos de ce week-end

Pendant la pause diner aux chutes de St-Ursule. Nous avons décidé de quitter la route principale et s'aventurer un peu pour un diner plus intéressant.

Une photo au camping

dimanche 4 juillet 2010

C'est la fête de Mathilde

Samedi dernier, nous avons célébré l'anniversaire de Mathilde. Encore une fois, elle avait eu une idée originale et simple pour célébrer sa fête: Avec 6 ami(e)s et son petit frère, nous sommes partis en bicyclette vers un parc à 20 minutes de chez nous. Nous avons fait un pique-nique, puis les enfants se sont baignés pendant plus d'une heure. Après une collation, nous sommes revenus à la maison pour le gâteau et les cadeaux.

Voici quelques photos de cette journée:





Mathilde ouvrant un de ses cadeaux préférés (déjà lu depuis!):



Et la traditionnelle photo prise devant la maison:



Pour le plaisir, j'ai retrouvé celle prise en juillet 2006... tant de changement en quatre ans...




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J'ai fêté le 4e anniversaire de ce blog dimanche dernier. Ce soir, pour la 4e fois, j'écrivais un texte sur la fête de Mathilde. Je m'interroge parfois sur ce blog. Non pas à savoir si je le continue ou non; il est rendu essentiel à ma vie, et je suis en manque lorsque je ne peux écrire pendant un certain temps, comme ce fut le cas cette semaine. Mais je me questionne parfois sur sa direction; les textes que j'écris se perdent-ils un peu lorsqu'ils disparaissent de ma page principale?

En voulant retrouver une des photos traditionnelles prises sur le balcon, je suis retournée dans mon passé virtuel, ce que je ne fais presque jamais. J'ai lu un texte, puis un autre, puis un autre. J'étais complètement accro. Tant de souvenirs un peu oubliés... C'était comme regarder un album-photo, mais avec des textes relatant tous ces petits détails si simples, si anodins mais qui forment l'histoire d'une famille: les expressions d'Étienne, les histoires de Mathilde, les rigolades, les moments difficiles, mes inquiétudes, mes bonheurs. Tant de bonheur.

Je l'aime, mon long fleuve intranquille.