vendredi 4 juin 2010

Bonheur du vendredi matin

Le vendredi, comme je ne travaille pas, j'aime bien aller reconduire Étienne à l'école à pied. Mathilde marche seule avec ses copines depuis longtemps, mais Éti est encore un peu petit pour se joindre à elles.

C'est un grand bonheur pour lui de marcher avec sa soeur, mais ça en est un pour moi aussi. Au début, il n'y a que nous et les copines de Mathilde. Puis, sur Jean Renou, on rencontre d'autres écoliers en route, parfois même une amie qui se joint à nous. J'aime surtout lorsque nous arrivons sur la 43e avenue. Nous marchons sur le trottoir, sous les arbres si vieux et immenses qu'ils touchent presque à leur alter ego de l'autre coté de la rue. Et les enfants arrivent de partout: à pied, en trottinette, en vélo, en skate, sur le trottoir, dans la rue. Toujours en rigolant, en se saluant, avec un enthousiasme qui me surprend chaque fois. Il y a dans l'air une fébrilité, un plaisir évident à l'idée de retrouver les amis. Je ne peux faire autrement que sourire.

J'embrasse Mathilde devant la cour des grands, et je suis Étienne qui court maintenant vers celle des petits. J'aime entendre les rires et les cris des élèves qui sautent à la corde ou à cloche-pied, jouent à la tag, se racontent des histoires qui semblent passionnantes. J'embrasse Étienne, et je reste un peu à le regarder à travers la clôture. Il est souriant, content de voir ses copains Daniel, Axel, Antoine, Alexandre. Puis la cloche sonne, et à chaque fois je suis émue. Ils s'empressent tous de prendre leur rang. Le silence s'installe tranquillement, interrompu par un dernier rire, un dernier cri joyeux. Bientôt on n'entend plus que le vent entre les feuilles des arbres, quelques mamans qui se disent au revoir.

Je reviens tranquillement chez moi, habitée de ce sentiment d'être devant le début de quelque chose de nouveau, que j'ai la journée devant moi, que tout est possible.

1 commentaire:

Félix Trépanier a dit...

C'est tellement bon parfois d'avoir juste un petit peu de temps, une légère évasion dans notre routine, pour apprécier tous ces détails de la vie qui nous échappent trop souvent et de voir cette petite pause comme une page vierge à remplir.