samedi 9 août 2008

Voyage en Ontario... Première partie

Nous sommes allés en vacances en Ontario avec ma soeur Isabelle et ses enfants la 2e semaine de août.

Samedi 9 août: Balade à Toronto

Samedi matin très tôt nous partons tous les cinq vers Toronto. Oui, tous les cinq. Mathilde, Étienne, Stéphan, moi et... TomTom, le petit nouveau de la famille. Après des années comme co-pilote, j'ai finalement été remplacée par une GPS à la voix sensuelle... "please turrrrn riiiight, then take the motorrrrwayyy." Bon, j'avoue que mon coté nerd a eu beaucoup de plaisir avec ce gadget technologique... mais je déclare préférer les cartes routières.

Je dis souvent que mes enfants voyagent bien en auto... c'est vrai. Ils y dorment beaucoup...

mais s'amusent aussi beaucoup ensemble. Ce samedi était la première journée de soleil depuis une éternité. Nous en avons donc profité pour faire une pause diner à Kingston, une très jolie ville. Les enfants ont bien aimé; je suis chanceuse qu'ils s'entendent si bien.

Nous sommes arrivés en fin d'après-midi à Toronto, pris encore une fois sous une pluie torrentielle. J'avais identifié un resto mexicain très animé à 1km de l'hôtel où nous étions, et j'avais imaginé une super soirée avec les enfants, mais tout ça s'est terminé dans un resto au sous-sol d'un centre d'achat... bon, c'était moins pire qu'il n'y semble, mais j'étais pas mal déçue...

Dimanche 10 août: Dinosaures et fête de Gaëlle!
Après une visite à la super piscine de l'hôtel (super pour les enfants, évidemment), nous allons visiter le Royal Ontario Museum, qui tient présentement une impressionnante exposition sur les dinosaures. Les enfants (petits et grands) ont adoré.

Mathilde a été très impressionnée par ce squelette de paresseux géant...

Mathilde et Étienne ont aussi beaucoup aimé cette activité de paléontologues...

Sortir de Toronto pour se rendre à la maison des vacances a été horrible. Il y avait eu une explosion de gaz propane le soir précédent. Plusieurs autoroutes étaient fermées et, comme nous n'avions que notre amie la GPS, retrouver notre chemin a été long... mais les enfants dormaient (encore!), alors ce ne fut pas trop difficile.

Nous arrivons enfin au chalet en fin de journée. La maison est très bien et le site complètement génial... Les enfants en profitent pour se baigner tout de suite:

Et Stéphan fait la pause "drinks":

Notre chef cuisiner pour ce premier soir :)

Le 10 août est une occasion très spéciale... Gaëlle a fêté ses 6 ans! :-)

Étienne se tient évidemment près des chandelles...

mardi 5 août 2008

Il est temps de redécouvrir mes horizons...

La semaine dernière, nous avons décidé à 17h30 d'aller souper au resto en famille. J'ai fait des réservations dans un restaurant vietnamien et nous sommes partis en voiture, direction Laurier/Avenue du Parc. Nous avons très bien mangé, bu un excellent Ravenswood (les adultes, évidemment :), rigolé en famille, puis marché jusqu'au Bilboquet prendre une crème glacée et sommes revenus à la maison vers 21h00.

Banal, non? Et pourtant.

Lorsque nos enfants sont bébés, ils dorment n'importe où--poussette, sac ventral, sac à dos, banc d'auto--alors on peut continuer la plupart de nos activités habituelles: manger au restaurant sur un coup de tête, faire l'épicerie au petit marché, bouquiner à la bibliothèque, se balader sur St-Denis, aller sur le Mont-Royal avec une copine, faire de longues randonnées difficiles, ou même aller au Japon si ça nous tente.

Puis ils grandissent et n'ont plus envie d'être spectateurs. C'est particulièrement le cas quand on a des enfants comme les miens, explorateurs, curieux, participants-nés, qui ont refusé la poussette ou le rôle de passager dès qu'ils ont appris à se déplacer d'eux-mêmes. Finies les sorties improvisées au resto, à moins d'aller au St-Hubert; les longues randonnées se transforment en petites marches déambulatoires de 1 à 2 km; les voyages deviennent plus limités (marcher pendant des heures n'est plus possible); le camping avec voiture remplace le camping sauvage.

Bien qu'elles limitent nos activités, les premières années avec nos enfants nous apportent de grands bonheurs; voir son enfant découvrir le monde--et par le fait même le redécouvrir à travers ses yeux--vaut évidemment beaucoup plus qu'un sommet atteint ou un voyage de canot-camping. Mais il nous faut tout de même mettre certains rêves, certains projets de coté pour laisser aux enfants toute la place dont ils ont besoin.

Je réalise qu’avec les enfants j’ai appris à vivre le moment présent. Entre l’école, le soccer, la garderie, les complications de santé d’Étienne, les devoirs, le piano, la maison, le sous-sol qui déborde, l’épicerie, le lavage, je suis souvent en mode survie. J’ai la tête remplie de préoccupations pratiques: que mangera-t-on pour souper, est-ce que j'ai rempli les formulaires pour l'école, Éti va bientôt manquer de médicaments, ai-je lavé les habits de Mathilde pour son match intercité ce soir, et j'en passe. La to-do liste qui trotte dans ma tête est d'une longueur inquiétante, me laissant peu de place pour autre chose.

L’avantage est que je réussis beaucoup à trouver mon bonheur dans les petits moments de la vie avec mes enfants. J'adore faire rigoler Étienne; son rire est tellement vrai, tellement contagieux qu'on voudrait le chatouiller toute la journée, juste pour l'entendre encore. Discuter avec Mathilde est étonnant et fascinant: Je vois parfois percer l'adolescente, l'adulte qu'elle sera, et je suis souvent émue. Je travaille fort aussi à trouver des moments pour moi, des petits bonheurs quotidiens, pour jardiner, écouter ma musique, lire, écrire, courir.

Mais je réalise aussi que j'ai cessé de rêver. Je vis tellement au quotidien que j'ai oublié qu'un jour il y aura à nouveau de la place pour mes grands rêves que j'ai depuis si longtemps mais que j'ai laissé de coté: voyages de randonnée en Patagonie et Alaska, voyage littéraire en Grande-Bretagne, randonnées de plusieurs jours aux États-Unis, voyage de vélo à travers les vignobles français, voyage romantique en Italie dont Stéphan et moi parlons depuis si longtemps.

J'ai de nouveaux rêves aussi: faire des demi-marathons un peu partout dans le monde, avoir une vieille maison de campagne près de l'eau avec un immense jardin et une pièce à moi remplie de plantes, me remettre au piano. Je dois recommencer à rêver, à redécouvrir mes horizons puisque le jour viendra où je pourrai les réaliser...

***

Alors, curieusement, la possibilité de décider sur un coup de tête d'aller en famille souper sur Laurier et de marcher jusqu'au Bilboquet, un dimanche soir, n'est plus si banale.

dimanche 3 août 2008

Trente-deux trente-deux sous la pluie

Voilà.

J'ai réussi.

Je n'ai pas terminé dernière et j'ai fait mon 5km en moins de 35 minutes. :-) J'ai terminé la course en 32:32 et quelques miettes, sous une pluie fine et constante. J'ai adoré l'expérience: Contrôler ma vitesse grâce à ma super montre Polar (merci mon Stéphano!), dépasser des coureurs, courir avec des genoux solides, sentir la pluie sur mon visage, traverser la ligne d'arrivée... du bonheur pur.

Je suis tout de même légèrement déçue, parce que j'espérais battre un temps obtenu pendant mon entrainement (31 minutes), mais je n'avais pas compté sur les quatre viaducs à monter, qui ont été assez difficiles. Mais, oh, quel plaisir de les monter à la course et de dépasser tous ces gens qui devaient marcher...

Quelques photos pour me souvenir de cette première d'une série de courses...

Juste avant la course... je suis très fébrile...

Dans 5..4..3..2..1!

Mathilde m'attend sous la pluie. Disons simplement que j'ai une famille incroyable qui m'a beaucoup encouragée et a été d'une patience infinie, considérant leur attente sous la pluie:

32:32 plus tard...

Me voici avec les enfants (et une cote de rougeur de 9/10)... Autre moment fort de ma journée: Mathilde qui demande à s'inscrire à la course de 1km-Moins de 12 ans l'an prochain... Juste pour des moments comme cela, tous mes efforts valent la peine...

Merci beaucoup à ceux qui m'ont encouragée à ignorer mes peurs...

Prochaine étape: Un 10km au Marathon de Montréal... :-)

samedi 2 août 2008

I don't believe there's nothing left but running here again

Demain est ma première course depuis des années. J'en ai fait plusieurs dans ma lointaine jeunesse, et j'en avais fait une l'été avant de tomber enceinte d'Étienne. Trois ans d'infertilité m'avaient pas mal démolie et me remettre à courir a été un peu ma bouée de sauvetage. Comme dit Mademoiselle K, "Si j'cours j'vais plus vite que l'vent"... Bon, pas tout à fait, mais quand je cours, je suis libre...

L'expérience de ma dernière course a été assez désastreuse. J'ai terminé un 5km en plus de 38 minutes, 1 seconde avant la dernière coureure, de peine et de misère, suivie tout le long par la voiture de golf de la sécurité. Humiliant. Échec. Comme l'infertilité. Mais je m'égare.

Je suis assez prête pour demain, beaucoup plus que je ne l'étais il y a 5 ans. Mon genou n'est pas à son meilleur (il se remet moins bien que moi du show de mardi), mais il tiendra. J'en ai besoin. Mais j'ai peur. Peur de finir encore dernière. Peur d'être suivie par le monsieur pout-pout. Peur d'être tellement rouge (ça m'arrive!) que tout le monde me regarde. Peur de trop me pousser. Peur de recommencer à rêver.

Mais en même temps... je suis très excitée. J'en rêve depuis longtemps. J'ai des objectifs que j'avoue publiquement--ne pas terminer dernière et faire mon 5k en moins de 35 minutes--et j'en ai un autre secret, que je ne garde que pour moi. J'ai un petit plan de match pour chacun des 5 kilomètres et j'ai hâte de voir ce que ça va donner. J'ai envie de croire que cette course n'est que la première d'une longue série, que je courrai encore longtemps, que je courrai une plus grande distance la prochaine fois.

J'ai envie d'y croire. Je dois y croire. J'ai besoin d'y croire.



I don't believe in trouble
I don't believe in pain
I don't believe there's nothing left
but running here again

I don't believe in panic
I don't believe in fear
so don't waste any tears

I don't believe reality would be
the way it should
But I believe in fantasy

I believe!!!
I want you to try, try
needing to know why, why

No running, no win, win
No feeling, no secrets...
The silence you feel...
which hides you from
the real...

Run Lola Run

mardi 29 juillet 2008

Le vent la fureur!

Stéphan et moi sommes allés voir Mademoiselle K hier avec les amis André et Elsa, ma sœur Isabelle et ma copine Natalie. Bien que je désirais voir ce concert depuis longtemps, je n'avais pas d'attentes particulières. En fait, mon objectif était assez simple: seulement voir et entendre le concert (insérez ici frustrations de mon expérience avec Bran Van 3000).

Et Mademoiselle K, je l'ai bien vue et bien entendue. La salle de concert (le Cabaret Juste pour rire) était fabuleusement minuscule, alors j'avais Mademoiselle K à quelques mètres devant moi, avec seulement 4 (petites en plus!) personnes entre nous. En pantalon de cuir quasi-peint sur son corps, un simili chandail microscopique qui laissait son corps à moitié nu, ses cheveux courts, sa voix rauque, ses moues sensuelles et ses sourires rares mais dévastateurs, Katerine Gierak a un magnétisme fou.

J'ai tout simplement adoré le concert. Impossible de ne pas se mettre à danser dès la première chanson (Le vent la fureur). Mlle K se déchaine sur scène; comment une fille si grande et si maigre peut être si solide et énergique me dépasse. Pendant une heure, nous aurons droit à plusieurs chansons de son 2e album et quelques chansons du 1er. J'étais bien contente d'avoir eu la chance d'écouter son nouvel album avant le concert (merci Natalie! :).

J'adore les paroles percutantes de Mademoiselle K (qui est une grande fan de poésie), cette facilité, cette justesse avec laquelle elle exprime ses désirs, ses envies, ses frustrations. J'ai beaucoup aimé Maman XY:
Si tu m'aimes, si j'ai tort, à quoi je serre moi fort
Si tu m'aimes,
Quand je m'endors je sais plus qui je suis
Et à quoi je sers
Alors si tu m'aimes, si j'ai tord
A quoi je sers juste, serre moi fort.

Ça me vexe était complètement, totalement débile. Je ne trouve pas les mots pour décrire l'énergie, l'atmosphère de cette chanson. Oui, Mademoiselle K offre un show rock, des guitares solides, des musiciens talentueux qui s'amusent beaucoup, tout ça est vrai, mais ces caractéristiques ne reflètent pas l'électricité, l'intensité du spectacle. Il faut entendre Mademoiselle K crier "Mais putain on est vivant!" pour tout comprendre.

Mais le grand moment de la soirée a été à la toute fin quand, après de très intenses Ça sent l'été et Enjoliveur, le band a entamé un genre de jam de guitares qui semblait ne mener nulle part. J'adore la musique, mais les jams me laissent un peu froide. Puis tranquillement le jam s'est organisé, et là, après plein de notes un peu confuses, soudainement, je les ai reconnues.

Les 4 premières notes de Final.

Le délire.

Final est ma chanson préférée de Mademoiselle K, probablement une de mes meilleures chansons de 2008. Elle débute lentement, doucement, avec seulement quelques notes de guitare pleines d'émotions, et puis elle lève ensuite et c'est de toute beauté. Du bonheur pur. C'est pour des moments comme ceux-ci que je vais voir des concerts, le bonheur d'entendre une chanson que j'adore jouée tellement fort et avec toute l'intensité de l'artiste que la musique pénètre mon corps, me fait vibrer, me fait vivre à son rhythme pendant quelques minutes. Et quand Mademoiselle K nous crie:
Est-ce que ça vous a plu?
Est-ce que ça vous a plu?
Est-ce que vous reviendrez?

On ne peut faire autrement que crier Oui! tellement fort qu'on en perdra la voix le lendemain...

Quel concert! Quelle finale! Je ne courrai plus jamais sur cette chanson de la même façon...

Setlist
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Le vent la fureur
A.S.D.
Jamais la paix!
Espace
Grave
Maman XY
Ça me vexe
Pas des carrés
Click Clock
Ca sent l'été
Enjoliveur
Final



Seules déceptions légères: pas assez de chansons du premier album, pas assez long, et pas de rappel.

(Merci à Natalie pour les super photos :)

dimanche 20 juillet 2008

Camping dans la réserve faunique Mastigouche

Le week-end dernier nous sommes allés faire du camping dans la très sauvage réserve de la Mastigouche avec Isabelle et ses enfants. Mon vendredi Nathalie m'a permis de préparer tous les bagages et partir tôt. J'étais un peu inquiète d'oublier quelque chose, puisque mes antibiotiques me rendaient un peu... distraite. Finalement, nous réalisons en chemin, à la pause souper, que je n'ai oublié qu'une chose: les directions pour nous rendre au camping... :-) Mais bon, avec une bonne carte, une super mémoire et un sens de l'humour, nous réussissons à nous rendre au parc sans problème. On ne s'ennuie pas avec moi.

Nous nous enregistrons à l'entrée du parc à 21h00, convaincus que nous sommes à 10 minutes de notre camping. Surprise #2 de la soirée: le responsable m'apprend que nous sommes à au moins 1h du camping, parce que les 25km qui restent à faire sont sur une route qui n'est pas entretenue. Génial. Pendant 1h20, nous nous perdrons une fois et perdrons une partie de notre radiateur sur une route très étroite remplie d'énormes roches et de trous. Vive l'aventure.

Nous arrivons finalement au camping à 22h30. Stéphan monte la tente sous les phares de la voiture:

Voici donc quelques photos de ce super week-end qui, malgré la pluie intense du samedi soir, a été vraiment génial.
L'appel de la nature...

Isa et Nathaniel:

On passe le matin à la plage, et les enfants adorent la glissade :)






Le bonheur d'être cousins :)

Mathilde et Stéphan font une promenade en kayak:






Après avoir bien monté dans les arbres...

Mathilde fait une sieste:

Il y a plusieurs petits singes dans la famille :)


On se prend en photo, histoire de prouver qu'on était là:



Étienne rêve de jouer au soccer:

Pendant que Mathilde ramasse des chenilles:

L'heure du souper...

Et tout camping ne serait complet sans les guimauves... :)


Parenthèse mouillée
Nous avons commencé et terminé notre semaine... à l'eau. Dimanche nous sommes revenus sous la pluie, et nos choses de camping étaient tellement mouillées que nous les avons laissées au sous-sol, dans l'espoir de les faire sécher ce week-end. Malheureusement, je suis descendue au sous-sol vendredi matin et me suis retrouvée... les pieds dans 3 pouces d'eau. Voici une photo des dégâts, prise après avoir vidé une bonne partie de l'eau... ça donne une idée...

mercredi 16 juillet 2008

Du bonheur de courir...

(À lire en écoutant Lovers in Japan de Coldplay...)

Un ami m'a refilé dernièrement sa copie du Runner's World, et un des articles a attiré mon attention: "Marathon Moms." J'ai d'abord été un peu repoussée par le titre. Je n'aime pas beaucoup les étiquettes, et elles sont très présentes pour les mamans: soccer mom, super mom, working mother, stay-at-home mother... Oui, je suis une mère, et je suis aussi une blonde, une amie, une soeur, mais je suis beaucoup plus que tout ça. Je suis surtout une entité séparée, un être à part entière, et je n'aime pas être définie par un de mes rôles. Mais bon, je m'égare.

Malgré l'étiquette, je me suis identifiée à cette mère et à l'importance que la course prend dans sa vie. Un passage pourtant très banal m'a particulièrement marquée:
"On one of my slogs less sloggy than usual, I recalled why I love running: It's as unambiguous as it gets. Run, come home, feel good."

C'est exactement ça, dans toute sa simplicité. Courir est un grand bonheur pour moi. Parfois, mes courses sont plus difficiles, je suis fatiguée, mes genoux sont sensibles, et je me demande ce qui me pousse à vouloir continuer. Mais parfois, mes courses sont tout simplement débiles: une course matinale au bord de l'eau, avec hérons et avirons; un entrainement d'intervalles difficile mais que j'ai réussi et qui me laisse avec le sourire pour la journée; une course solitaire sous une pluie fine. Le bonheur que je ressens est intense et j'ai l'impression que rien ne m'arrête, je peux réussir tout ce que j'entreprends, je suis libre, je suis bien.

Je ne suis pas une coureure rapide, mais je suis très enthousiaste et, quand mon genou ne me lâche pas, j'ai beaucoup d'endurance. J'avais rêvé de courir, pour mes 40 ans, un demi-marathon en septembre. Mais mes genoux en ont décidé autrement et, malgré les encouragements de mes proches, j'ai eu envie d'abandonner toute course. Mais marathon mom avait autre chose à dire...
"Up the ante, and so goes the payback: Pick a race, set a plan, cross the line, be proud for weeks. A crisp, individual goal would give my life the black-and-white perspective--and mental clarity--I hadn't realized I'd been lacking, until I went on a run."

Alors je me suis mise à rêver... Un 5 km pour commencer, un 10 km au Marathon de Montréal et... un demi-marathon au Nike Women's Marathon à San Francisco en octobre 2009... Et pourquoi pas? J'ai envie de rêver, d'avoir mon but bien à moi, en noir et blanc... Enfin, comme c'est un but Nathalie, il sera plutôt bleu ou multicolore... :)

Il faut commencer quelque part, non? Alors voilà, c'est fait: Je viens tout juste de m'inscrire à ma première course depuis longtemps. Un 5 km, dans quelques semaines. Je finirai peut-être dernière... mais peut-être pas. À suivre...

Tonight maybe we're gonna run
Dreaming of the Osaka sun
Ohh ohh...
Dreaming of when the morning comes
...
But I have no doubt
One day the sun will come out

-Coldplay

vendredi 4 juillet 2008

Deux ans...

Ça fait deux ans aujourd'hui que je blogue. J'ai commencé un peu par curiosité, un peu parce que j'avais envie de trouver une façon simple de donner de mes nouvelles, un peu parce que je cherchais un moyen de capturer les aventures de ma famille qui serait plus intuitif pour moi qu'un album photo ou le populaire (mais pas du tout mon genre) scrapbooking.

Je me suis prise à mon propre jeu, parce que bloguer est devenu un de mes bonheurs. J'aime écrire (j'en ai fait mon boulot, après tout), et j'écris souvent mon journal. Mon journal est un échappatoire, une écriture style libre, sans aucune censure, retenue ou révision. Mais bloguer est différent. Bien que je n'écrive pas ce blog dans le but d'être lue par un large auditoire, son aspect tribune publique me force à structurer mes idées, à retravailler mon texte. C'est un bonheur différent, qui plait beaucoup à la journaliste ou écrivaine qui se cache (très loin) en moi.

J'ai lu récemment un poème de Rainer Maria Rilke que j'ai beaucoup aimé et qui m'a fait penser un peu à mon bonheur de blogueuse, à ce chemin que j'ai pris simplement pour le plaisir du chemin lui-même, sans destination précise...

Chemins qui ne mènent nulle part

Chemins qui ne mènent nulle part
entre deux prés,
que l'on dirait avec art
de leur but détournés,

chemins qui souvent n'ont
devant eux rien d'autre en face
que le pur espace
et la saison.


Et même si mon auditoire est très limité, il est important pour moi... une source de motivation, un genre de force tranquille. Merci de me lire... :) :) :)

samedi 28 juin 2008

C'est la fête de Mathilde

Demain Mathilde aura 9 ans... Il me semble pourtant qu'elle était toute petite il y a encore si peu de temps...


Aujourd'hui était son party de fête entre amis, dont le thème était une sortie au cinéma pour aller voir l'excellent Kung Fu Panda. On prend d'abord une photo après avoir mangé le gâteau ultime selon Mathilde (au chocolat, fait semi-maison, avec "full cerises dessus"):

On déballe les cadeaux... on voit déjà que le sucre du gâteau (ou des 15 cerises) commence à faire effet:

Quelques photos des amis avant le départ:



Au cinéma, on prend toute une rangée... comme c'est relativement tranquille, personne ne voit que chaque enfant mangera (en plus du gateau) des smarties, du pop corn, des réglisses et une slush (ou 'clutch', comme dit Étienne):

Papa et Étienne essaient, sans succès, de devenir des tireurs d'élite, histoire de dépenser le reste du sucre après le film:

Comme toute bonne chose à une fin, on revient à la maison... et, pour certains, l'intensité du plaisir aura raison de tout le sucre ingéré...

Bonne fête Mathilde!!! :)