Hier soir, je lui ai composé des poèmes pour illustrer tous ces termes qu'elle devait apprendre par cœur mais ne comprenait pas (elle a bien aimé mon petit haïku improvisé: Ma jolie Titi / Des devoirs de poésie / En un mardi gris). Elle s'est ensuite amusée à écrire en vers libres (un des termes à apprendre et un de mes styles de poésie préférés) des petits poèmes selon un titre que je lui donnais. Elle m'en a montré quelques uns, tous très joyeux, et a continué à en écrire tranquillement au bout de la table jusqu'à l'heure du dodo.
Ce soir, j'ai ramassé la feuille qu'elle avait laissée sur la table. J'ai été très touchée par les poèmes qu'elle avait composés hier. (Je les avais d'abord reproduit ici mais, même si j'avais eu sa permission, je les trouvais trop personnels pour les exposer publiquement.) Mathilde est une enthousiaste de la vie douée pour le bonheur, mais elle est aussi une grande inquiète qui apprend tranquillement à vivre avec ses inquiétudes. Elle a une étonnante capacité à identifier et exprimer ses émotions, surtout pour une petite fille de son âge. Et elle avait utilisé la poésie pour exprimer ses inquiétudes, ses doutes avec une justesse, une perspicacité qui m'ont bouleversée. Je garderai ses poèmes précieusement.
J'ai particulièrement aimé celui-ci:
Des fois, j'ai l'impression
Que j'ai de la misère à trouver ma place dans la vie
Ma place est bien cachée
Comme trouver un élastique dans le noir
Malgré ses doutes, j'ai la conviction qu'elle trouvera sa place bien à elle dans la vie. Et que cette place sera aussi extraordinaire que l'est ma petite fille adorée.
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