J'ai besoin de lire ces textes pour me rappeler de ne pas me laisser aller à la panique générale qui suggère de garder nos enfants à la maison afin qu'il ne leur arrive rien. Justement... il ne leur arrive rien. Ils n'ont donc jamais la chance de faire de simples choix, peut-être de petites erreurs, et ainsi apprendre à prendre de bonnes décisions. Et on s'attend pourtant à ce qu'ils soient aptes à faire de bons choix plus tard dans leur vie lorsque les conséquences sont plus importantes (par exemple, je fume ou non?), sans jamais leur avoir donné la chance de prendre de petites décisions. Mais je m'égare.
Le blog était sur l'importance des devoirs, et un extrait m'a beaucoup troublée:
What struck me most about the real-life stories, though, was how many moms and dads are allowing hours and hours of homework eat up their children’s childhood—as if it just isn’t under their control. As a society it seems that we have forgotten how to be parents; we are letting “systems”—be it after-school sports, media, toy companies, or schools—parent for us. So next time your child sighs and lugs his/her backpack to the “well-lit, quiet homework space”, say, “Forget about it! Go outside! I’ll write you a note!”Cet extrait m'a troublée, parce que je m'y suis reconnue. Je ne proteste jamais la quantité incroyable de devoirs de Mathilde cette année; elle passe pourtant facilement 1.5 heures par jour, après l'école, à faire des devoirs et leçons de toute sorte, sans compter les études qu'elle fait le week-end. Elle en devient fatiguée, découragée, démotivée. C'est normal... elle a 10 ans! Elle devrait pouvoir s'amuser un peu et non pas chercher 15 mots dans le dictionnaire qu'elle copie ensuite sans y porter aucune attention.
Je ne sais pas si c'est la lecture de cet article (sûrement), ou le fait d'être d'une humeur massacrante hier à force d'être séquestrée à l'intérieur à cause d'une vilaine grippe (un peu), mais je me suis fâchée hier. Ou plutôt, j'ai décidé de protester. Mathilde devait étudier un gros examen de maths pour aujourd'hui, en plus de faire son devoir. J'ai décidé qu'on sautait le devoir. Elle a tout de même passé 2 heures à étudier son examen... alors j'ai écrit au prof que considérant le temps passé à étudier l'examen, il ne restait plus de temps pour faire le devoir. Et tant pis si elle n'est pas contente.
J'ai aussi trouvé sur le blog de Mme Skenazy une critique très positive de Under Pressure de Carl Honoré, qu'on m'avait recommandé, qui prône aussi un retour à une enfance plus libre, moins organisée. Je l'ai réservé à la bibliothèque, et je vais le chercher cet après-midi, avant d'aller chercher les enfants à l'école.
Ensuite, on profitera du fait que j'ai un peu retrouvé ma forme et qu'il fait super beau pour jouer dans les feuilles.
Et tant pis pour les devoirs.
3 commentaires:
C'est drôle, parfois quand j'encourage Morgane à faire ses devoirs et ses leçons, elle me rétorque que ses professeurs rappellent régulièrement aux élèves que c'est important de se garder du temps pour soi, de jouer, d'aller dehors. Clairement, d'une école à l'autre, la philosophie diffère, et on ne devrait pas l'accepter sans broncher lorsqu'elle déroge de nos valeurs familiales. Rebel!!!
Oh! Je suis jalouse! Quelle belle philosophie, si différente de celle de notre école quasi-militaire. Étienne me racontait ce soir qu'une copine dans sa classe (Kayla) avait un eu "rapport d'incident"; ça, c'est un peu comme une contravention, c'est le truc le plus sérieux qu'on peut avoir. Mathilde n'en a jamais eu en 6 ans, et elle en a une peur incroyable. Imagine-toi que Kayla avait... barré de l'intérieur deux portes de toilettes dans la salle de bain. C'est presque drôle, non? Un rapport d'incident parce qu'un enfant en a frappé un autre, peut-être. Mais pour cette raison... c'est fort un peu.
Malgré mon acte de rébellion, Mathilde est revenue de l'école avec deux devoirs, celui d'hier et celui d'aujourd'hui. Elle n'a pas eu d'avertissement de son prof, parce que "cette fois-ci, c'est spécial, mais la prochaine fois, ça ne passera pas, tu avais tout le week-end pour étudier ton examen." Tout le week-end? Ça n'est pas l'université, il me semble. Alors acte de rébellion #2 de la semaine: J'ai donné toutes les réponses à Mathilde pour son devoir d'hier, qui était une perte de temps totale de toute façon. Et pour la rencontre de parent, j'envoie Steph :)
Comme l'école secondaire du coin est très axée sur la performance, Steph a commencé à regarder les écoles alternatives pour Mathilde...
Étudier pour un examen le week-end en 5e année, ça me semble vraiment abusif... J'espère que la rencontre de parents sera fructueuse!
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