Après une semaine passée à la plage, nous en sommes à notre dernière semaine de vacances. Mon mec est de retour au travail, alors les enfants et moi en profitons pour faire des petites excursions--Parc Safari avec tante Mylène, achats de fournitures scolaires (quoi de plus excitant qu'un sac à dos de Transformers pour commencer la maternelle?), la Ronde avec les amies vendredi.
Et entre ces activités... on ne fait rien. Avec bonheur.
J'ai beaucoup besoin de temps à moi, et je remarque la même chose chez mes enfants. Ils ne le demandent pas directement, mais l'expriment dans leurs gestes. Ils sont restés en pyjama jusqu'à 13h00 hier, et c'est l'idée d'aller acheter les fournitures scolaires (ils adorent) qui les a poussés à bouger.
Nous avons encore passé la matinée en pyjama aujourd'hui, eux à jouer aux playmobil dans le salon (ils ont construit une ville incroyable), moi assise dans mon grand fauteuil blanc, prenant le temps de boire mon café, le soleil chauffant mon visage, à lire un petit bonheur de livre.
Une partie de moi trouvait un peu poche l'idée d'une semaine de vacances à ne pas faire grand chose. Mais je réalise que mes enfants en ont besoin... et moi aussi. Peu importe ce qu'on en dit, nos petits vivent leur enfance à un rythme beaucoup plus intense que nous l'avons vécue. Je me souviens d'étés passés à lire, de longues marches vers la bibliothèque du Séminaire pour aller chercher mon maximum de 3 livres, que je lisais en une journée ou deux, pour retourner encore à la bibliothèque. Aucune heure de levée imposée, aucune heure de coucher obligatoire. On pouvait vivre à notre rythme.
Mes enfants connaissent probablement peu leur propre rythme, puisqu'ils vivent toute l'année à un rythme qu'on leur impose. Mathilde est en congé d'école, mais elle doit tout de même se lever pour aller au camp de jour. Elle adore le soccer, mais jouer intercité implique qu'elle a un match et maintenant deux pratiques par semaine. Je suis souvent en train de la pousser pour qu'on ne soit pas en retard: "Math, prépare ton sac de soccer. Math, on doit partir dans 5 minutes si on ne veut pas être en retard. Non, tu n'as pas le temps de manger tes biscuits; apporte-les dans l'auto."
Je réalise que je trouve ça un peu triste. J'aurais envie qu'ils aient plus souvent le temps de s'ennuyer, de découvrir leur propre rythme. C'est peut-être le temps de lire de livre de Carl Honoré.
Il nous reste au moins encore quelques journées à ne pas faire grand chose. Avec bonheur.
4 commentaires:
(excuse, c'était moi le dernier commentaire mais pas sous le bon compte!)
Alors je disais que rien faire est presqu'un art qu'on a perdu! Pourtant ça fait du bien! Profites-en!
Alte à la course à la performance comme le dit si bien Carl Honoré... pour les petits et les grands!
Encore l'idée de ne rien faire... C'est tellement d'actualité. Encore hier, le plus jeune de Natacha, parcequ'il n'avait pas d'ordi pour lui disait: j'ai rien à faire... avec un ton qui lui est tellement typique... J'ai rien à faire... Je lui répond: c'est pas grave... ne fait rien... Il est inconfortable lui aussi dans cette situation... Lui qui a tellement besoin de stimulants divers pour le garder "live"... C'est essouflant tout ça... Mon plus vieux aussi se plaint du même problème... Lui qui déteste le vide....
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