En après-midi, j'avais abandonné. Le cuisant échec de de Bran Van en tête--je n'avais même pas réussi à *entendre* le band l'an dernier--je me suis dit que ça ne valait même pas la peine d'essayer d'aller voir un concert avec des dizaines de milliers de personne au Festival de Jazz. Surtout Patrick Watson, dont la musique est si intime. De toute façon, à 5 pieds 3 et des poussières, je ne vois jamais rien.
C'est Mathilde qui m'a dit: "Mais maman, tu ne peux pas manquer ça! Vas-y, au moins, essaie, et si ça ne marche pas tu n'as qu'à revenir! Qu'est-ce que tu as à perdre?"
Excellente question.
Et grâce à ma grande amie (vive les choix illogiques, Elsa!), nous nous sommes retrouvées tout près de la scène, à gauche, derrière une caméra sur rail qui nous a gênées un tout petit peu au début, mais qui créait un trou nous permettant de voir encore mieux. En fait, nous voyions mieux qu'à bien des concerts pour lesquels nous avions payés.Et quel concert c'était. Patrick Watson est un de ces musiciens que j'aime tant: naturel, généreux (3 rappels!), heureux d'être en scène, brillant, créatif. Malgré les quelques problèmes techniques, c'est un des grands concerts que j'ai vus cette année.
En marchant un peu dans la nuit après le concert, Elsa et moi avons décidé de tirer une leçon de cette soirée. Après Mathilde, il y a eu Patrick Watson qui dans la soirée, devant des dizaines de milliers de personnes, a dit avant d'essayer une nouvelle technique (délirante!) pour pouvoir se promener dans la foule: "Bon, ça se peut que ça ne marche pas, mais on va essayer."
Et parfois, ça marche.
3 commentaires:
Vive Mathilde! Et vive Patrick Watson! Nathalie, je suis bien contente d'avoir vécu cette magnifique soirée avec toi.
Ah, et as-tu d'autres photos du show?
Non, malheureusement! Toutes celles que j'ai prises sont super moches... même celle de nous deux! En fait, elle est très bien, mais beaucoup trop floue... je te l'enverrai demain!
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