mercredi 9 janvier 2008

La trilogie du Voyage à Ste-LucieDeuxième partie: La terre et le feu

Mercredi 9 janvier

Nous décidons aujourd'hui de quitter la plage pour aller visiter l'intérieur de l'Ile de Ste-Lucie. Nous sommes 4 familles dans un petit taxi-bus dont le chauffeur est un immense et gentil St-Lucien qui connaît vraiment bien son ile et a beaucoup d'amis. Premier arrêt: le minuscule magasin de gugusses d'une de ses amies... ça promet.

Pendant que les gens magasinent, Mathilde et moi partons en exploration. Voici l'arbre national de Ste-Lucie, le "calabash". Le fruit n'est pas comestible, mais il est utilisé pour fabriquer des bols et des tasses. Il est vraiment très gros et disproportionné par rapport à l'arbre, ce qui fascine Mathilde:

Le climat chaud et humide de Ste-Lucie doit faire le plaisir des jardiniers (du moins, il ferait le mien!). Il y a des arbres, des plantes, des fleurs partout, et tout semble pousser avec une aisance qui me rend incroyablement envieuse...

Prochain arrêt: Un petit marché de poissons à Vieux-Fort. Selon notre guide, beaucoup de St-Luciens vivent très bien de la pêche. Le mahi-mahi est le poisson le plus pêché. C'est, semble-t-il, excellent mais j'imagine qu'il faut aimer le poisson pour apprécier ;-) Fasciné, Étienne s'est emparé d'un poisson sans hésitation et s'est retrouvé les deux mains pleines de sang de poisson. Drôle mais un peu dégoûtant ;-)

Nous faisons ensuite un arrêt rapide à un belvédère offrant un bon point de vue des deux Pitons. Le soleil est tellement fort que la plupart des photos sont horribles. Nous aurions bien aimé aller escalader les Pitons, mais comme c'est une activité plus intense, nous remettons ça à notre prochaine visite... dans quelques années.

Nous atteignons enfin le volcan Soufrière Sulfur Springs. Première déception pour Mathilde et moi: le volcan s'est effondré sur lui-même il y a longtemps, alors il n'a pas la forme typique des volcans. Mais l'activité du volcan est tout de même très fascinante: ça bouillonne de partout et l'odeur de souffre est incroyable. Et pendant qu'un guide donne en anglais plein d'informations sur le volcan, papa fait la traduction simultanée à Mathilde.


On voit ici "Gabriel's hole", une histoire dont Mathilde parlera pendant des heures. Il est maintenant impossible de marcher sur le volcan, mais c'était encore permis il y a quelques années. Les visiteurs devaient alors faire particulièrement attention à ne pas marcher à certains endroits. Pour montrer que certaines roches n'étaient pas très stables, un guide nommé Gabriel a décidé un jour de faire une démonstration en marchant sur une roche. Mauvaise idée: la roche était sur une très mince paroi qui n'a pas supporté le poids du fameux Gabriel. Celui-ci s'est donc enfoncé dans le trou et a été sauvé d'une mort certaine par ses touristes. Il a tout de même dû passer plus de 6 mois à l'hôpital pour brûlures extrêmes aux jambes (la température du liquide volcanique--un mélange d'eau, de gaz et de plusieurs minéraux--est au dessus du point d'ébullition). Mathilde aurait bien aimé avoir plus de détails "techniques" sur le pauvre Gabriel: "A-t-il encore des jambes? Est-ce que les pieds lui sont tombés?" "Est-ce que ça saignait?" Elle oubliait ensuite l'histoire pendant une heure, puis revenait à la charge: "Oui, mais, est-ce que ses jambes étaient en feu?" :-) Il semblerait que le fameux Gabriel est maintenant pêcheur... moins risqué, il parait.

Nous nous arrêtons pour diner à la plantation Fond Doux, un des bonheurs de ma journée. Tout est recouvert de plantes, l'endroit est très calme, j'aurais envie d'y passer le reste de mes vacances.

Nous n'avons qu'une seule photo de famille, et elle est un peu ratée, mais bon. L'endroit ou nous mangeons est tout simplement parfait et la nourriture est simple mais délicieuse. Un petit lézard vient même nous visiter, au grand bonheur des enfants:



J'essaie encore une fois de prendre une bonne photo des enfants, chose absolument impossible avec Étienne Spiderman Goulet. On le voit ici, le doigt prêt à lancer sa toile:

Et ici, les mains sur les genoux, la seule façon possible pour moi de lui voir le visage. Mais bon, ça enlève tout de même une certaine impulsivité à la photo ;-)
Nous faisons ensuite une visite de la plantation, qui produit principalement du cacao. Je dois avouer que, bien que j'adore le chocolat, je n'avais aucune idée de la façon dont le cacao poussait et comment il était traité pour que je puisse le manger... Je n'entrerai pas dans les détails (wikipedia en donne une très bonne description) mais un moment clé de la production est le mélange des fèves de cacao avec une huile pour les protéger. Un petit monsieur arrive donc avec ses vieux souliers de course pas très propres, les enlève, saute directement dans un immense chaudron plein de fèves, et fait la danse de la fève: Un espèce de mouvement des hanches pour bien enrober les fèves de l'huile... Je sais maintenant d'où vient le petit goût épicé du chocolat St-Lucien ;-)


Notre dernier arrêt de la journée se fera au jardin botanique de Soufrière ou notre guide nous montre la plupart des plantes poussant à Ste-Lucie (et il y en a beaucoup!). A la fin de la visite, nous sautons dans une très jolie chute. Seul Stéphan a le courage d'aller directement en dessous, la force du jet inquiétant un peu Mathilde et moi (et on ne parle pas d'Étienne!):






Dans notre prochain numéro: Trilogie partie III: L'eau et l'air, ou l'attaque aérienne de la puce des sables

Aucun commentaire: