mercredi 12 juillet 2006

Vacances en Gaspésie

Cette année, nous avons décidé de rester au Québec pour les vacances et de visiter la Gaspésie avec nos grands amis, André, Elsa, Morgane et Lola.

Départ samedi 24 juin. Les petits sont prêts et n'ont absolument aucune idée qu'ils en ont pour 12 heures, d’où les beaux sourires. Malgré les inévitables crises, nous pouvons tout de même dire que nous avons des enfants qui voyagent très bien en auto. Faut dire qu'avec les parents qu'ils ont, ils n'ont pas vraiment le choix...




Nous avons dormi en chemin à St-Jean-de-Dieu (non, Nath, St-Jean-de-Dieu et St-Jean-Port-Joli c'est pas la même chose!!!), dans un gîte du passant qui est aussi une ferme. Et grâce aux réveils matinaux d'Étienne, Nathalie peut maintenant dire qu'elle a déjà été debout avant le coq et le fermier.

La maison des vacances
Nous arrivons enfin à la maison des vacances dimanche soir. Nous avons loué une très coquette maison centenaire sur le bord d’une falaise, dans un minuscule village appelé Prével (entre Gaspé et Percé).

Beaucoup de chambres, une immense cuisine, des plafonds bas et des bords de fenêtres très profonds, au grand plaisir d’Étienne-la-terreur (plus de détails sur ses exploits s’en viennent). Des planchers qui craquent, des escaliers croches, et une insonorisation si inadéquate qu’elle permettra à Étienne et Lola de s’assurer que l’autre ne soit pas trop seul au réveil (plutôt matinal). Nous avons observé une heure moyenne de lever pour les petits de 5:30 a.m., avec un record non négligeable de 4:45 a.m. pour Étienne. Et qui a dit que les vacances avec les enfants étaient reposantes? La vue sur le golfe du St-Laurent nous a permis de voir (et d’entendre!) des baleines de notre maison.




Souvenirs de la première sortie à vélo dans le parc Forillon
La Gaspésie est le paradis du plein air. Nous y avons fait de la randonnée, du vélo, un tour de bateau, encore de la randonnée et encore du vélo. Steph et André ont aussi fait du dériveur dans l'océan.

Voici Mathilde prête pour sa sortie. Les côtes étaient très difficiles, mais elle a fait de l’excellent boulot! On la prépare pour l’Europe à vélo dans quelques années :-)
Stéphan prépare son vélo (qui effectue un 2e retour en Gaspésie, 15 ans plus tard), avec bien sûr l’aide d’Étienne, qui se développera pendant les vacances une passion pour les pédales, vitesses et autres gugusses du vélo

.
Mathilde attend papa, parti chercher l’auto parce qu’elle commence à être fatiguée (les côtes de la Gaspésie, c’est pas facile pour une petite fille de 7 ans). Pendant ce temps, papa fait un match de lutte sumo avec Étienne-la-terreur, qui refuse nettement de se rasseoir dans son banc d’auto. On se demande bien pourquoi !

Maison des vacances, la suite

La maison des vacances donnait sur une jolie plage pleine de roches très colorées : orange, rouge, grises striées de blanc. Nous avions même accès à un petit ruisseau surnommé ‘ruisseau du sirop d’érable’ par Mathilde, à cause de la couleur de l’eau (illusion causée par les roches ; l’eau est très claire).




Journée de randonnée au Rocher Percé
Malgré l’indice élevé de ‘kétainerie’ du Rocher Percé, le rocher lui-même est vraiment impressionnant (même si je n’y ai pas trouvé le sens de ma vie). Nous y avons passé une très belle journée. Première étape, marche vers le Rocher Percé. Stéphan devant la côte à inclinaison de 17%, dont il se souvient encore 15 ans plus tard.







Nous allons ensuite en bateau à l'ile Bonaventure qui est, nous l'apprendrons plus tard, un petit bout de l'Afrique, laissé ici après la 2e grande collision des plaques tectoniques. Pendant le voyage, Lola s’adonne à son activité préférée : le cri strident. Pas étonnant qu’elle s’entende si bien avec Étienne. Ça ne sera pas beau dans quelques années ces deux-là.


Ca prendra un tour de bateau (et peut-être un léger mal de cœur ?) pour calmer Étienne quelques minutes. Si on regarde bien sa joue gauche, on peut voir 2 marques rouges. Ce sont les traces de la base de lit, qu’Étienne a vu d’un peu trop proche ce matin-là. Il pratiquait une nouvelle épreuve typiquement Étienne qui s’intitule : É beau l’eau ! On monte sur le bord de la fenêtre près du lit de nos parents, on regarde la mer et on crie : É beau l’eau !, puis on se retourne et on se lance avec enthousiasme sur le lit de nos parents. Sauf que, des fois, on passe tout droit.

De son coté, Titi est bien contente de ne pas avoir le mal de mer cette fois-ci. Elle se souvient encore de sa dernière escapade en haute mer à Acadia National Park, où elle a eu vraiment très mal au cœur.




Randonnée au parc Forillon
Dernière journée des vacances, passée en partie au Parc Forillon. On se promet d’y retourner dans 5-6 ans, quand les enfants seront plus vieux, pour faire des randonnées plus intenses, du camping et du kayak de mer.


On se souviendra...
Des parties de scrabble, des deux jours de pluie qui nous auront permis de regarder le soccer (faut bien que j’aille aux fins fonds de la Gaspésie, là ou le cellulaire ne se rend pas, pour avoir le câble dans mon salon), des parcours de jogging dans les fortifications de Fort Prével sur fond de techno, des lunettes de Stéphan quelque part sur l’ile Bonaventure et de celles d’André quelque part au fond de l'océan, d’André qui nous a fait une frousse à l’ile Bonaventure, des cafés pris à 5:30 a.m., des reflets de la lune et de la mer dans la chambre…

Trame sonore des vacances
Pour tous : Amadou et Mariam, Manu Chao, Angels and Airwaves, The Killers, The Cure, Madonna, Stephan Escher, et Damien Rice (lui : okay, mais on écoute juste la 1 ; elle--dont c’est l’album coup de cœur ces jours-ci: si on écoute la 1 on écoute la 3.)

Pendant les voyages à l’épicerie et la SAQ de Nath et Elsa : The Avalanches, Damien Rice.

Les enfants : Pour s’endormir, Loreena McKennitt (surnommée Enya 2 par Mathilde), et beaucoup, beaucoup, beaucoup de Carmen Campagne (surnommée CapaCapa par Étienne).

Aucun commentaire: